Black is beautiful and it is so beautiful to be black...


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Hum. quel réveil. J-2 pour mes tuitans + 1 an. C'est méméisant.


"Attention, le vent va te mordir!" Sûrement les dernières belles paroles 2009 de Mohamed. En tout cas, il a l'âme d'un littéraire car ce n'est pas tout le monde qui parle de morsure du vent...

Alors qu'on s'attendait à des choses hier, suite aux déclarations statuettes de Me Wade, il ne s'est pas passé grand chose. Les personnes regroupées pour écouter le Cardinal ont juste eu un avant-goût du 31 décembre: des grenades lacrymogènes en guise de feux d'artifice. En plus, c'était gracieusement offert par le même Etat responsable de la hausse de tous les prix. Une façon de faire faire des économies. C'est l'occasion de lire des choses sur la "sélénité" de Me Wade. Il faut comprendre qu'il est "sénile", paraît-il.


A propos des scanners corporels. J'ai vécu en direct hier un délire que j'aurai voulu partager. Un ami, sûrement affolé par les thés au Sahara, me dit qu'il va changer de métier pour désormais travailler dans les aéroports et inaugurer les scanners corporels.
Je passe sur beaucoup de choses que vos chastes yeux ne pourraient lire. Mais d'après lui, plus besoin de tourner les film x. Vive le voyeurisme légal! Tout le monde sera bien servi. Apparemment côté femmes, les Mongoliennes sont celles qu'il faut explorer.
Je connais certains hommes qui, fiers d'eux-mêmes, vont courir pour se faire scanner là où d'autres vont hésiter. J'en conclus qu'il faut être bien muni pour se faire scanner.
Pour nos parents africains, je pense qu'il faudra faire une campagne de sensibilisation sur le port de gris-gris.
Au fait, cher ami, qu'en est-il des Mongoliens?


Ah Joal. Finalement, comme le remarquait le déjanté, il y avait les "déclarés" et les "non-déclarés". Et apparemment, les "non-déclarés" sont plus nombreux. Et c'est stupéfiant pour la mémé que je deviens. Franchement, ai-je vraiment l'air d'une bonne pomme pour attirer autant de truands?

Et comme c'est la période des voeux, c'est l'occasion de souhaiter moins de truands en 2010 - il y en aura toujours, hélas - et présenter les voeux à toutes et tous. Je reçois bien les sms de voeux et d'anniversaire car avec moi, c'est la totale. Mais le réseau semble déjà en voie de saturation. Ce qui me pousse à blogger en fin d'année pour vous répondre. Tss, tss.
Je souhaite que 2010 soit moins statue de la renaissance pour le Sénégal et plus juste pour ses citoyens.
Rédigé par Habibatou GOLOGO le Jeudi 31 Décembre 2009 à 19:59 | Commentaires (1)

Parfois, rien ne vaut la solitude. Malgré les tentatives de torpillages farfelues et inutiles, j'ai tenu bon.


Je ne pense pas qu'il soit utile que je parle à certaines personnes chaque jour. Mais le mythe de la femme divorcée, et donc encore plus expérimentée ou plus disponible, a la peau dure. Si les gens mettaient autant d'énergie à préserver leurs familles qu'à conquérir des femmes, il y aurait justement moins de divorces. Mais bon...
J'ai quand même raté quelques appels sérieux. Je vous rappellerai dès que possible. Promis.
J'ai aussi subi le contrôle téléphonique habituel de Néné vers 20h30: "Bonsoir Maman qu'est-ce que tu regardes?"
"Le journal de France 24". Et vlan! En voilà une qui me surveille de près. C'est mignon. Hum. A chaque maison son flic.

Me Wade, mon cher Me Wade, semble être allé très loin dans son discours exégétique. Il a fait des déclarations sur l'Eglise. Hum. Le cardinal voudrait saisir le Vatican. Tout ça pour 50 m de bronze. Même pas de l'or...

Quant à mon autre cher Dadis, comme je le disais, son silence est plus que suspect. Sait-il que le "show must go on"?

Au Mali, on ne garde pas seulement raison, on garde prison. L'Indicateur renouveau est bien clair: "A propos du rabat d’ arrêt de la BHM : Mamadou Baba Diawara et Ismaïla Haïdara garderont prison". Il est vrai que s'ils avaient gardé raison, ils auraient évité la prison.

Quant à l'Essor, toujours au Mali, il nous donne une belle leçon: "Dans notre pays, bien que n'étant pas très cher, le coût de la vie exige une dose savante d'imagination pour survivre. La manne et la caille ne tombent pas du ciel comme au temps du prophète Moïse conduisant son peuple à travers le désert du Sinaï. Il faut se battre. Il faut solliciter l'assistance des siens lorsque ceux-ci peuvent vous venir au secours. Tout cela pour ne pas être la risée de ses camarades. Mais ces recours se trouvent dans une situation de survie. La débrouillardise est le meilleur moyen pour les hommes et les femmes pour parvenir à leurs fins."
Si, à l'époque, Jacques Chirac s'en est sorti avec la formule "abracadabrantesque". L'auteur de cet article mérite lui le terme de "charabiatesque".
Mais merci de me réveiller. Je regardais justement hier soir sur Planète - sans dormir - un documentaire où on parlait de Moïse. Seul homme à avoir vu Dieu. Mais apparemment un homme frustré.

Ma ouestafricanité ne fait plus de doute: j'ai reçu un courriel du Pdci-Rda France m'annonçant que "que les réclamations concernant les dossiers "à valider" ( Ré-enrôlement C.E.I ) continuent jusqu'au 6 janvier 2010." Peut-on être réfugié hydraulique chez Gbagbo?


Bon, en attendant l'évolution de la guerre des lieux de culte à Dakar, je vais tenter d'éviter d'autres appels farfelus et inutiles. Le drame est que si dans cette guerre on y mêle les muezzins et qu'ils doivent s'exiler, ils ne pourront pas aller en Suisse: plus de minarets. La Suisse est un pays moderne qui a, du jour au lendemain, mis en péril un métier: celui de muezzin. Plus fort que le chocolat. Voilà qui va renforcer le chômage. Hum.
Rédigé par Habibatou GOLOGO le Mercredi 30 Décembre 2009 à 07:12 | Commentaires (0)

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Où était passée la bloggeuse? Partie faire de l'écotourisme responsable à Joal.


Ben oui. Après une formation, il faut de la pratique. L'aire marine protégée de Joal en est une.
Quelques jours hors de Dakar et voilà que Me Wade "réaménage" encore le gouvernement...sans me nommer. Ah le remaniement sans fin.

Il aurait encore tenu des propos déwattés sur le monument de la renaissance, décidément épargné de la foudre et de tout.

Et à propos de watts, revenons-en à nos délestages. Même à Joal, il y en a. Comme dit Olivier quand il quitte ses orangeraies et non ses oliveraies (va comprendre), moins on a d'électricité moins au contribue au réchauffement climatique. Merci.

Ce qui m'étonne par contre c'est que la maison de Diogoye Senghor, père de Léopold Sedar, soit sans eau et électricité. Faute de paiement. Diogoye, lion en sérère, est censé avoir été un homme très riche. Même si sa maison est vide, elle mérite l'eau, au moins. Et pourtant la mairie de Joal vote pour cette maison un budget annuel et pourtant les recettes tirées des visites vont à la mairie. Tss, tss.

Je ne pourrai jamais parler de Joal comme l'a fait Senghor, mais s'il avait pris le même chemin que moi pour s'y rendre, il aurait eu une attaque.

Cela a commencé par une cantine où on vendait des "omolettes". Très portée sur le genre, je me suis dit:"tiens des hommes diminués". Et comme il ne fallait pas en faire tout un plat, il fallait simplement comprendre "omelette".

Les noms de certains établissements laissent perplexes: "Le retrouvail", "Le café des rigolos" ou encore "L'âne qui tousse".

Les hommes veulent tout ramener à eux-mêmes, surtout ce qui est positif. Alors "retrouvailles" s'adapte.

Des rigolos, y'en avait dans notre car. De Dakar à Joal, il faut parcourir 114 km. Pendant 114 km, j'ai subi les assauts, étant la seule fille du groupe, d'un déjanté. Comme ça m'a valu une grosse migraine à l'aller. J'ai montré un visage fermé au retour. Quand même, même ce fichu Paracétamol, c'est moi qui l'achète, non?

Et à Joal, il y a beaucoup d'ânes. Je n'ai pas vérifié s'ils toussent tous. Il ne faut pas trop me demander non plus.

Au retour, alors que je songeais à mon petit noir, qui me manquait, voilà une enseigne qui m'a frappée (deux fois): "café bien farapé". Non, décidément. Je préfère mon petit noir. Frappé pas farapé. Ca craint.

Voilà pourquoi Senghor aurait été choqué et n'aurait peut-être pas pris le même chemin que moi.

Ce que j'ai aimé, c'est qu'à Joal, on trie déjà les ordures. Une écobloggeuse comme moi y est bien sûr sensible. Mais comment faire? Je vais y réfléchir tout en savourant ma solitude. Ah le calme. Je pense même éteindre le téléphone car ce ne sont finalement que les farfelus et les inutiles qui appellent. Tss, tss.
Rédigé par Habibatou GOLOGO le Mardi 29 Décembre 2009 à 09:13 | Commentaires (0)

Ouh. Pas trop inspirée par l'actu ce matin. "Fatiguement général" comme dit mon "tapissier". On ne sort pas indemne d'une rencontre avec Me Wade…


Depuis le temps que je parle de lui, Me Wade et moi avons échangé hier deux regards furtivement appuyés. Ça veut tout dire. On a même pris des photos ensemble. C'est encore mieux.

En l'espace de neuf mois, deux membres de ma famille ont reçu les honneurs de pays qu'ils ont servi.

En mars dernier, au Mali, c'était triste lorsque ATT, le président alien, déposait sur le cercueil de mon père sa distinction de Commandeur, ultime honneur pour cet homme.

Hier, c'est Me Wade qui a servi ma tante Tamaro d'une Grand-Croix du mérite national. C'était émouvant.

Et bien entendu, en rentrant chez moi le soir, ma principale pensée était de savoir si je pouvais faire autant, sinon mieux? Après mûre réflexion, j'ai pensé laisser ce fardeau à Néné.
Car vraiment, à chacun sa Grand-Croix, euh sa croix. La mienne est de rater les mariages, la sienne sera de réussir à servir le pays qu'elle choisira. Je lui ai dit que je ferai tout pour la mettre dans les meilleures conditions. Etant donné qu'on ne donne pas de médaille pour l'éducation de ses enfants, que je saute donc!

En ce qui concerne Me Wade, je pense que je ne trahis pas un secret en disant qu'il nous a soufflé, nous les trois Maliens de sa cérémonie, que le Mali et le Sénégal sont deux pays qui se ressemblent. Qu'ATT l'appelle "empereur" et lui, en retour, "adjoint". Une certaine presse dakaroise entendrait ces propos que les cris d'orfraie surgiraient: "ce n'est plus la monarchie, c'est l'empire". Je ne sais pas par contre comment on appelle le fils d'un empereur? Ou alors un petit empereur?

Petite info: pour les médailles sénégalaises, depuis 1960, il y a eu 126 Grands-croix et 139 Grands-Officiers. Et parmi les médaillés de cette année (différentes croix), l'écrivaine Aminata Sow Fall, le général Lamine Cissé ou encore l'ancien médiateur Doudou Ndir.

Digression: j'ai eu le temps de remarquer que Jean-Christophe Rufin a les mêmes lectures que moi: Nouvel Obs qu'il lisait avant l'arrivée de Me Wade. J'avais aussi le mien dans mon sac. Tout comme mon flacon de solution hydro alcoolique (Hand sanitizer) qu'un gentil (?) monsieur tenait pour Me Wade à la fin de la cérémonie. Ah la Grippe A.

Quant à nos ministres, ah la la. Y en a même qui sont arrivés après le Premier ministre. Mais j'ai apprécié le timing de Me Wade: nous avons fini à l'heure indiquée. Et puis, que les esprits se calment. Malgré mon boubou qui pouvait cacher des choses, je ne suis pas ressortie du palais avec une mallette.
Ah oui, la "mondaine pimpante" était en boubou malien (ou alien?), pas voulu tester le pantalon. D'ailleurs, un ministre que j'avais interviewé à mes débuts ne m'a même pas reconnue: "vous êtes devenue une grande dame!" s'est-il exclamé.
Mais pourquoi donc les grandes dames ne croisent que de petits hommes? Question à rôtir pour Noël. et à c epropos, tous les appels reçus depuis ce matin concernent Néné. Et elle se permet le luxe d'hésiter. Ah la vieillesse!
Joyeux Noël à toutes et tous.
Rédigé par Habibatou GOLOGO le Jeudi 24 Décembre 2009 à 11:11 | Commentaires (0)

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Chère Librevilloise, n'étant pas adepte d'aventures nocturnes, j'ai dormi avant 21 heures hier soir.


En 2011, l'Etat du Sénégal ne va pas renouveler le contrat de la Société des eaux (Sde), une filiale de Bouygues qui nous fournit, sporadiquement, l'eau depuis 1996. Je crois tout juste que cela veut dire qu'il faut commencer à plier bagages et trouver une nouvelle terre d'asile… en tant que réfugiés hydrauliques.
Car si la Sde devient une Sénélec bis, c'est la mort assurée. Mais au fait, Martin Bouygues, c'est bien un proche de l'autre président (ex-?)bling-bling? Une nouvelle guerre, à l'instar de Bolloré et Dp World au port de Dakar, s'annonce certainement.


Ce matin, la première question au réveil, et collée à l'actu, était: "Maman, c'est quoi un albinos?"
Si je n'apprends pas à mes enfants la différence, je ne vois pas pourquoi ce sont toujours des personnes si bien pensantes qui nous font la leçon. Merci à ce Malien albinos qui, s'il était né au Burundi, n'aurait pas eu peur pour ses doigts uniquement, mais aussi pour sa langue. Grâce à lui, la persécution des albinos prend une nouvelle tournure. C'est bien beau tout ça. Mais au fait, quel pays accueille les réfugiés hydrauliques?


Le Premier ministre sénégalais annonçait qu'il achèterait un mouton de 50.000 francs cfa – on en revient toujours à la Tabaski. Espérons qu'il l'ait fait. Ahmed Khalifa Niass, un ancien ministre sénégalais chargé de la Nouvelle capitale était au tribunal hier et n'a pas respecté les règles: son téléphone a sonné. Il a refusé de le donner au gendarme car il "coûte 20 millions de francs cfa". Je ne sais combien de carats de diamants, d'or et toutes autres préciosités sont entrés dans la fabrication, mais je me demande si l'Afrique a finalement besoin de tels "ministres".
Ce qui me turlupine, vu l'importance donnée au monument de la renaissance, c'est pourquoi ce chef d'œuvre a été construit dans l'ancienne capitale? Ah sûrement parce qu'il n'y a plus de ministère de la Nouvelle capitale?


Bernard Kouchner demande à Dadis "de rester dans son lit" au Maroc. Est-ce le lit où il paradait en caleçon pour France 24?

A propos de la danse. Il faut dire que le/la disco est un terme un peu fourre-tout car bicycle et snake sont des danses des années 1990.
Bicycle, c'est le Moonwalk de MJ inversé et sur place. Ce n'est pas donné à tout le monde de le faire.
Snake? Il faut s'imaginer en Indiana Jones qui, au détour d'une branche croise un cobra, ou tout autre serpent, je ne sais pas si les cobras aiment les arbres? Le mouvement gauche-droite des épaules pour éviter le serpent, c'est ça le snake. C'est mon frère Yaya qui me l'avait appris. Hé oui.

Alors que le choix du cousin Gologo du Fouta se précise (il faut qu'il ait déjà été responsable d'une famille), j'entame une nouvelle journée avec une nouvelle déclaration. Surprenante. Mon père aurait mieux fait de m'appeler travail et non amour…
Rédigé par Habibatou GOLOGO le Mercredi 23 Décembre 2009 à 12:00 | Commentaires (0)

Ouh le réveil?
En général, le lundi matin donne le ton de la semaine. Si on se réveille courbaturé le lundi, il faut prévoir un massage le reste de la semaine.


Depuis l'appel de mon oncle du Fouta, il y a quelques jours, je soupçonnais une recherche de mari. Cela m'a été confirmé hier. Il se juge "responsable de ma situation" et verrait d'un très bon œil qu'un cousin se dévoue. Hum.
Le comble serait que ce cousin soit aussi Gologo. Alors là, ce serait l'apothéose. Deux Gologo qui font gologolo, ça résout le problème du nom de famille: on ne peut pas avoir eu 5 maris, 5 enfants, aller dans 5 écoles différentes et dans chaque école se faire appeler "Mme unetelle" (du nom de l'enfant). Avec un Gologo, c'est résolu. Peu de confusion.


J'ai toujours su que j'avais plusieurs cordes à mon arc. Une des rares choses qu'il me restait encore à faire était de tracter une voiture. Et bizarrement, le pourriel de ce matin est très près de la vérité: "Get life full of night adventures". Mais ça reste une promesse virtuelle.

En ce qui me concerne, j'ai vécu des aventures hier soir. Je devais savoir que la poisse aller se présenter après une journée si remplie: deux perspectives de mariage dont une demande en direct et il fallait donc que la bonne vieille poisse se manifeste.
J'étais juste censée prendre un pot (hic, même pas un Martini rouge) avec un ami dont je n'avais plus de nouvelles. Il ignorait sûrement qu'avoir même un rencart innocent avec moi pouvait mener à des tribulations. C'est ainsi que dès qu'il a quitté chez lui, il a rencontré mon étoile qui l'a dès lors pris en charge. Il prend de l'essence et sa voiture tombe en panne devant chez moi. Je descends, pimpante, à moitié endormie, vieillesse oblige, et me trouve face à cette situation. Et hop un tour à la station.
Je crois que dans une ancienne vie, j'avais déjà vu des gens aller s'acheter de l'essence et se retrouver avec du gasoil. J'avais alors compris qu'il fallait vider le réservoir. Mais ce qui est extraordinaire au Sénégal, c'est le refus de reconnaître son erreur. Le gardien de l'essencerie finit quand même par nous accompagner.
Et remercions au passage le proprio de mon immeuble pour ses travaux qui font qu'on ne peut étendre plus normalement le linge, j'ai donc mes anciennes cordes en réserve (et encore plus à mon arc).
Voilà les deux voitures attachées et la pimpante au volant. Comme les nids de poule sont des nids d'autruche à Dakar et que ma voiture est basse, je les prends avec précaution et à chaque trou, ça rompt. Mais le gardien est là pour rattacher et la pimpante pour manœuvrer.
Et comme tout finit bien, la pimpante a subitement très faim après cette aventure nocturne. Une bonne soupe pimentée l'assomme mais ne fait pas de mal à son rhume (autre cadeau du proprio de mon immeuble: encore et toujours des allergies).
Et Dieu merci, la voiture partage aujourd'hui mes courbatures car le/la disco après quelques heures de sommeil, ça ne fait pas. On a beau écouter "She's fresh" ce n'est que pour se convaincre qu'on est frais. Même si on a de petits yeux qui font toujours penser aux autres qu'on a été très gologolo alors qu'on est que Gologo.

Pourvu que mon oncle ne m'appelle pas ce soir, car franchement comment parler de mariage après "a full night of adventures"? Sacrée poisse. A cause d'elle, je sais juste que le président soudanais se fiche de O'Campo et se balade en Mauritanie. Si un alien se charge de lui, le problème sera résolu pour de bon.

Et un albinos malien, persécuté, est désormais réfugié en Espagne. Après les albinos, ils vont penser à enlever tous les autres blancs qui peuplent l'Afrique. Ça fera de l'espace pour la négraille.
Rédigé par Habibatou GOLOGO le Mardi 22 Décembre 2009 à 12:18 | Commentaires (0)

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Ouh le réveil? Courbaturée. Ça m'apprendra à danser la disco. Yes. Samedi, c'était Saturday Night Fever, ça change de Dirty Dancing et de High School Musical.


Car comme tous les samedis soirs, s'il n'ya pas de délestage, j'apprends le "bicycle" et autres "zouk" ou "snake" à Néné et Mohamed. Des pas de danse qui risquent de sombrer dans l'oubli si je n'y prends garde. Mais c'est radical: Mohamed dort très vite après quelques sourires... Néné rit à en avoir des maux de ventre. Ben oui, il faut de temps en temps secouer la vieillerie.


La mort d'un ancien ministre sénégalais reste mystérieuse à cause du sort que lui aurait jeté un marabout. Un cas similaire a été repéré en Côte d'Ivoire: un ministre est allé se "viagrer" (quel autre terme utiliser?) et n'aurait pas payé son guérisseur qui jure, seulement, de "faire retomber la chose". Je suppose que ce n'était pas un monument, sinon, ce serait encore dressé. M'enfin. La renaissance mène à tout: marabout & bronze.

Et pour rester dans ce mood, je lisais dans l'avant-dernier Nouvel Obs que pour les octogénaires, l'accouplement se dit "faire gologolo". Hum.
Y'en a qui se trompent en disant mon nom, ils y ajoutent toujours une syllabe: je me méfierai désormais de ces néologistes.
Faire gologolo c'est sûrement plus rigolo que faire hem-hem.
Reste à savoir ce que ça donne un Gologo qui fait gologolo.
Rédigé par Habibatou GOLOGO le Lundi 21 Décembre 2009 à 11:35 | Commentaires (0)

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Difficile de sortir du lit ces jours-ci, le temps ne s'y prête pas à Dakar...


Continuons donc avec l'expression "être laissé en rade". Mon blog a bien sûr été laissé en rade. Il ne s'en plaint pas.
Toutefois, j'entendais à la radio que des pèlerins ont - encore et toujours - été laissés en rade en Arabie Saoudite. Entre ceux qui n'ont vu que l'aéroport de Dakar et ceux qui font de l'émigration forcée, franchement, il vaut mieux aller prier à la mosquée du coin...On y trouve encore des minarets.

Mohamed apprend les couleurs. il en reconnaît déjà trois: rouge, bleu et jaune.
Hier, il me parlait de "rouge bardeau". Je préfère l'orthographier ainsi et ne pas faire de pub à une certaine icône française étant donné tout le tollé qu'il y a déjà autour d'un Johnny Halliday mal opéré, en la traitant de rouge, cette icône française, très à droite, par ailleurs, risque de m'intenter un procès très salé. Le comble lorsqu'on est à droite est de se voir traité de rouge.
Alors va pour rouge bardot, euh pardon rouge bardeau. En attendant le bordeaux.

Pensée solidaire à ce ministre dont j'entendais dire à la radio qu'il était "apparemment sonné par la crudité de certains propos". S'il est sonné par une simple indigestion ça peut aller. Il faut désormais demander aux gens de bien préparer leurs propos.
Rédigé par Habibatou GOLOGO le Samedi 19 Décembre 2009 à 08:34 | Commentaires (0)

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Ah, j'avais disparu. Je polluais moins vos yeux. Mes nouvelles compétences environnementales me l'interdisent...


Déjà je reçois une circulaire de l'école de Néné où on parle de Tee-shorts à confectionner. Je me suis demandé si ça ne va pas ressembler à des salopettes? Si? Des shorts en forme de "t", ce doit être mignon.

Ensuite je vois ce titre de Sud Quotidien: "Malickou Diakhaté devient Vert". Beau titre. Il s'agit juste d'un footballeur qui quitte un club pour un autre.
Non, face aux changements climatiques actuels, il n'a pas changé de peau. C'est rassurant.

Et j'étais convaincue que je n'allais pas terminer ma formation sans une demande en mariage. C'est fait. Sauf que...
Rédigé par Habibatou GOLOGO le Mercredi 16 Décembre 2009 à 20:53 | Commentaires (0)

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"Be a carnal maniac!" voila ce qu'un pourriel me demande ce matin. Signe d'un réveil carnassier et charnel.


Mais l'expéditeur ne sait sûrement pas que nous sortons à peine d'un carnage ovin à cause de la Tabaski. A moins qu'il parle d'une autre viande, et là, franchement…
Vu les résultats obtenus, à ce jour, il vaut mieux s'abstenir de toute manie charnelle. C'est Benoît XVI qui sera content, si on considère ses positions par rapport à la sexualité.

La presse? Hum. Pas eu trop le temps.

Pas le temps non plus d'entrer dans les querelles de religion. Mais le week end a été "exégétique" pour les musulmans et les catholiques du Sénégal. Tout ça pour une statue de bronze, bizarrement épargnée par le dernier hivernage. Voyons ce qui arrivera l'année prochaine. Les changements climatiques et leurs effets, que j'étudie, sont traîtres.
Des imams ont fait un sermon vendredi, car outrés par Me Wade, et, autre outré, un curé qui lui répond samedi. Tss, tss.
A croire qu'il faut toujours créer une certaine agitation pour faire oublier aux Sénégalais leurs vrais problèmes qui sont, à en croire l'As "les loyers hors de prix pour le citoyen moderne".
Je me demande donc ce que nous attendons tous pour redevenir traditionnels et/ou anciens. Et pourquoi pas ruraux? Parce que si on doit nos déboires locataires à la modernité…

Quant à cette journaliste sénégalaise dont une partie de la vie conjugale est exposée dans les médias à cause d'un procès intenté contre son mari par la première femme de ce dernier, ben j'ai eu des doutes sur son genre, sinon son sexe (ben oui, j'ai lu tout à l'heure une annonce où on demande "un chef comptable de préférence de Sexe féminin"). Car selon le journaliste de l'Observateur, "le cœur" du mari, actuellement devant les juges, "a basculé en faveur du journaliste". M'est avis que si l'on se réfère aux dernières déclarations du ministre sénégalais des Affaires étrangères sur l'homosexualité, il est non seulement difficile d'exposer son statut d'homosexuel mais encore moins de se marier. Et pourtant ce/cette journaliste est bien marié (e) au monsieur en question. Et lorsqu'on le/la voit sur le petit écran, elle a l'air d'être une femme.
Rédigé par Habibatou GOLOGO le Lundi 14 Décembre 2009 à 13:14 | Commentaires (0)
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