« Education pour tous », échec et mat !

Le constat est fait dans un rapport publié le 26 févirer 2014 par l’Organisation des nations-unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), l’agence même dont l’une des missions principales est de trouver des… solutions aux problèmes d’éducation dans le monde!

« À moins de deux ans de l’échéance de 2015, ce rapport montre clairement que nous n’y arriverons pas. Cinquante-sept millions d’enfants ne sont toujours pas en mesure d’apprendre, simplement parce qu’ils ne sont pas scolarisés », déplore dans la préface du texte, Irina Bokova, la directrice général de l’Unesco donnant ainsi raison aux nombreux critiques doutent de l’efficacité des nombreuses institutions onusiennes.

Selon Mme Bokova, 57 millions d’enfants ne sont toujours pas en mesure d’apprendre, simplement parce qu’ils ne sont pas scolarisés.

« L’accès n’est pas le seul problème, la mauvaise qualité est une entrave à l’apprentissage, même pour les enfants qui ont pu être scolarisés. Un tiers des enfants en âge d’être en primaire n’acquièrent pas les éléments fondamentaux, qu’ils soient scolarisés ou non », a-t-elle expliqué.

Selon le constat alarmant dressé par l’Unesco, 10 % des dépenses mondiales consacrées à l’enseignement primaire se perdent dans une éducation de mauvaise qualité qui ne permet pas aux enfants d’apprendre.

A la base de cette crise de l’éducation, l’Unesco pointe essentiellement, l’absence de ressources humaines qualifiés, autrement des enseignants formés selon les normes admises.

« En Afrique de l’Ouest, où peu d’enfants acquièrent les bases, les enseignants vacataires ayant un salaire médiocre et peu de formation officielle représentent plus de la moitié du corps enseignant », lit-on dans ce 11è rapport de suivi de l’EPT, publié mercredi 26 février 2014.

L’objectif Education pour tous, avait été d’abord fixé lors Forum mondial sur l’éducation tenu en 2000, l’Unesco avait institué un objectif d’éducation pour tous avec comme délai 2015. Aujourd’hui au vu, des constats de ce rapport, il s’agit d’un pari perdu.

Pour se donner bonne conscience , dans ses nouvelles recommandations, l’Unesco parle désormais d’un agenda post-2015.

A cet effet les Etats devront s’assurer que les meilleurs enseignants atteignent les apprenants qui ont le plus besoin d’eux et les plans nationaux d’éducation doivent inclure un engagement explicite à atteindre les marginalisés.

Toujours d’après l’organe onusien, les gouvernements doivent s’efforcer de retenir leurs meilleurs enseignants, en leur offrant un salaire qui réponde au moins à leurs besoins fondamentaux, de bonnes conditions de travail ainsi qu’une perspective de carrière.