A l’unisson, les Ghanéens rentrent dans le club des producteurs de brut

« Le rêve du Ghana d’être un pays producteur de pétrole est aujourd’hui devenu une réalité », a affirmé le président Atta-Mills selon des propos rapportés par l’Agence ghanéenne d’information (GNA) qui précise que le chef de l’Etat avait à ses côtés ses deux prédécesseurs, Jerry John Rawlings et John Kufuor, un signe de maturité démocratique devenu également un symbole du Ghana.

« Les ressources naturelles plutôt qu’une malédiction doivent être une bénédiction faisant le bonheur de tous les citoyens », a ajouté le président, allusion au géant nigérian et à plusieurs autres pays d’Afrique, incapables de tirer profit de leur manne pétrolière ou de leurs immenses richesses en ressources naturelles. Au Nigeria, par exemple, le pétrole est à la base de conflits sociaux très difficiles dont les Ghanéens veulent tirer les leçons.

« Les ressources doivent viser un développement national », affirmait tout récemment (décembre 2010) le diplomate ghanéen Mohamed Ibn Chambas, suite à des revendications de populations basées dans les zones pétrolières, réclamant que 10% des revenus leur soit alloué.

La découverte du pétrole dans le pays a été annoncée en 2007 après des années de prospection. Les autorités d’Accra prévoient une production journalière de 120.000 barils/ jour pour des réserves totales estimées à trois milliards de barils.