Afrique : 2,5 milliards sur 10 ans à ex-chefs d’Etat démocrates

Ce prix a été créé par le magnat des télécommunications Mo Ibrahim, par le biais de la Fondation qui porte son nom, pour encourager la transparence dans la gestion des biens publics, lutter contre la corruption et faciliter la transmission du pouvoir de manière démocratique.
Une cérémonie officielle de lancement devait réunir le jeudi 26 octobre à Londres de grandes personnalités de la scène internationale.
Hormis les 5 millions de dollars sur dix ans, le récipiendaire de ce prix recevra (après la période de dix ans) un montant annuel de 200.000 dollars (100 millions FCFA) par an et jusqu’à la fin de sa vie, ce qui, selon certains analystes, en fait le prix le plus pestigieux de la planète, du point de vue financier.
En plus, il sera remis au lauréat du prix un montant de 200.000 dollars US a dépenser dans des causes qui lui tiennent à coeur.
Dénommé le prix Mo Ibrahim pour le Leadership Africain (The Mo Ibrahim prize for Achievement in African Leadership, en anglais ), le prix a reçu le soutien de personnalités comme lex-présidents sud africain et américain Nelson Mandela et Bill Clinton, le secrétaire général de l’ONU Kofi Anan ou encore le premier ministre britannique Tony Blair, qui ont tous salué l’initiative.
Mo Ibrahim, homme d’affaires soudanais ayant fait une première partie de ses études supérieures en Egypte, aujourd’hui établi en Angleterre, s’est enrichi en tant qu’entrepreneur dans le domaine des télécommunications. Il est le fondateur de la compagnie de téléphone mobile Celtel international dont il a ensuite cédé le contrôle en 2005 à une firme koweitienne, empochant un pactole de plus de 1.500 milliards FCFA.
Un "index Mo Ibrahim" de la bonne gouvernance a été également développé par une équipe de chercheurs basés à la prestigieuse université américaine de Harvard qui permettra chaque année de classer les pays du continent, selon des critères précis.