Afrique de l’ouest : la britannique Standard Chartered se bombe le torse

« Au Nigeria, notre contribution est de 2,1 milliards de dollars, soit 0,8% du Produit intérieur brut (PIB), 396.000 emplois en relation directe avec la banque ont été créés », affirme un rapport qui se penche sur l’impact de la présence de la banque en Afrique subsaharienne.

De son côté, « le Ghana a recueilli 1,4 milliard d’investissements, soit 3,4% de PIB et 283.000 emplois créés », selon le même rapport dit « indépendant » et parvenu à Ouestafnews.

Ce rapport est publié dans un contexte où le marché africain fait l’objet de vives convoitises et où l’Europe et le monde occidental een particulier en en train de perdre d’importantes parts de marché au profit de nouvelles puissances comme la Chine ou de pays émergents comme l’Inde, le Brésil ou encore les Etats pétroliers du golfe.

Présente dans 15 pays africains la Standard Chartered est au Nigeria depuis 1999 tandis que sa présence au Ghana, en Gambie et en Sierra Léone remonte à la fin du 19è siècle, à l’époque où ces pays étaient des colonies anglaises.

Outre ces quatre pays, pour ce qui concerne l’Afrique de l’ouest, la banque est aussi présente en Côte d’Ivoire, seul pays francophone de la liste, où elle s’est installée en 2001.

Selon les données de l’étude, sur l’ensemble du continent africain, la Banque revendique être à l’origine de la création de 1,9 millions d’emplois, de 10,7 milliards de dollars d’investissements, soit 1,2 % du PIB du continent et 1,8 milliards de dollars de taxes payées aux gouvernements.

Il est difficile de faire vérifier ces chiffres par des sources indépendantes.

Dans leurs recommandations, les auteurs du rapport ont invité la direction de la Banque à plus d’engagement financier en faveur des petites et moyennes entreprises (PME).

Standard Chartered est présente dans 70 pays à travers le monde.