Afrique de l’ouest : retour de la grippe aviaire

Signalée dans les environs de la capitale Ouagadougou et dans le centre ouest du pays, l’épidémie de grippe a été officiellement déclarée fin mars 2015 par les autorités sanitaires. Le gouvernement burkinabé a indiqué que 115.000 volailles ont été décimées. Ce chiffre comprend les espèces emportées par le virus mais aussi ceux abattus par précaution entre février et mars 2015

Selon le gouvernement burkinabé, aucun interdit ne pèse sur la consommation de volaille. Contrairement à l’Egypte, où l’épidémie a fait trois victimes humaines, aucune contamination de ce genre n’est signalée au Burkina Faso.

Voisin du Burkina Faso, d’où provient une bonne partie de leur consommation en volaille, la Côte d’Ivoire et le Mali ont déjà décrété l’arrêt de leurs importations en guise de prévention.

Dans un communiqué publié le 06 avril 2015, le ministère malien du Commerce et de l’Industrie, évoquant des raisons de « santé publique » indique que la mesure interdit toute « importation et commercialisation» de volaille en provenance du Burkina Faso.

L’élevage, au Burkina Faso est considéré comme un pilier des ménages et un paravent contre la pauvreté en milieu rural. Ce secteur qui englobe une branche avicole très dynamique constitue selon diverses sources, le troisième secteur pourvoyeur de devises après l’or et le coton.

Quelque 60% de la consommation de volaille en Côte d’Ivoire provient du Burkina Faso, a souligné dans un entretien avec RFI (publique), Kouakou N’guessan, le président de l’Union générale des consommateurs de Côte d’Ivoire (UGC-CI).

En 2006, la sous-région ouest africaine avait été fortement touchée par le virus H5N1 de la grippe aviaire, décrite par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme «une infection virale qui touche les oiseaux».

Selon l’OMS, la plupart des virus aviaires n’infectent pas l’homme; toutefois, certains sous-types comme le H5N1 et A(H7N9) ont causé de graves infections chez des êtres humains. La souche H5N1 du virus, qui se transmet à l’homme, a tué plus de 400 personnes dans le monde depuis son apparition en 2003.