Afrique de l’Ouest : la téléphonie mobile a généré 15,6 milliards de dollars en 2017

Capture d'écran/rapport 2018 de la GSMA

Ouestafnews Les recettes totales de l’industrie de la téléphonie mobile en Afrique de l’Ouest ont atteint 15,6 milliards de dollars en 2017, soit une augmentation de 14,8 % par rapport à l’année précédente, indique un rapport de Global System for Mobile Association (GSMA), publié en avril 2018.

Selon ce rapport, il s’agit d’une hausse après une chute de 11,8 % des recettes en 2016 due à la récession économique qui a touché le Nigeria qui représente à lui seul près de la moitié des recettes que génère l’industrie du mobile en Afrique de l’Ouest.

A partir de 2017, les prévisions de la GSMA sont positives pour ce sous-secteur. « Les recettes continueront à augmenter jusqu’à 2025 mais à un taux de moins de 2 % par an », lit-on dans le rapport.

De 15, 6 milliards de dollars en 2017, les recettes issues de l’industrie du mobile vont atteindre 17,4 milliards en 2025.

Toutefois, le GSMA juge cette croissance des recettes encore « faible » et elle pèse sur les marges et les dépenses d’investissement des opérateurs.

A cet effet, le rapport recommande aux opérateurs d’« explorer de nouvelles sources de revenus allant au-delà des services de communication de base afin de maintenir une croissance durable ».

Recul des investissements

Créée en 1995, la GSMA (basée à Londres), représente les intérêts des opérateurs de téléphonie mobile dans le monde entier. Elle réunit près de 800 opérateurs et 300 sociétés appartenant à l’écosystème mobile.

En Afrique de l’Ouest, les opérateurs de téléphonie mobile sont régulièrement critiqués par les associations de consommateurs pour la mauvaise qualité du réseau et des services mobiles.

En 2017, les dépenses d’investissement des opérateurs ont atteint 2,6 milliards de dollars, soit une  baisse de 13,3 % par rapport à l’année précédente.

Selon le rapport, les faibles dépenses d’investissement constatées l’année dernière sont dues en partie, à la dépréciation des monnaies locales dans plusieurs marchés clés comme le Nigeria.

La dépréciation du naira face au dollar a eu un impact sur le coût des équipements et des services libellés en devises étrangères.

«Les dépenses d’investissement annuelles se maintiendront autour de 2,7 milliards de dollars au cours des trois années à venir, atteignant une valeur cumulée de 8 milliards de dollars d’ici 2020», prédit le GSMA, dans son rapport.

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