Afrique : le déficit en infrastructures, premier obstacle au développement, selon Gbagbo

« C’est le manque d’infrastructures et de production d’énergie qui est la principale contrainte qui plombe le développement de l’Afrique », a affirmé M. Gbagbo qui s’exprimait à l’ouverture officielle des 45èmes assemblées annuelles de la Banque Africaine de développement (Bad), devant des milliers de délégués, parmi les présidents Amadou Toumani Touré du Mali, Yayi Boni du Bénin et Faure Gnassingbé du Togo .

Le président ivoirien a expliqué que l’Afrique vit un véritable paradoxe, car « comment comprendre que dans un continent qui produit en abondance des sources d’énergie, seulement 23% de la population subsaharienne ont accès à l’énergie électrique ? ».

L’autre challenge qui s’impose au continent africain, « c’est la question de la distribution et de l’accès à l’eau potable. D’ici 50 ans, disent des Experts, l’eau potable sera aussi rare que les produits pétroliers ; et pourtant au niveau de cette ressource, l’Afrique n’est pas la moins nantie », a-t-il ajouté.

Sur toutes ces questions, l’Afrique attend beaucoup de la Bad, a lancé M. Gbagbo qui a aussi plaidé pour le retour de la Banque Africaine de développement à son siège Abidjan.

« Le temps n’est pas à la polémique. C’est le temps pour la Bad de retourner au pays », a-t-il notamment affirmé soulignant que la crise ivoirienne « a déjà pris fin ».

La Bad avait quitté Abidjan en 2003 pour s‘installer provisoirement à Tunis, en raison de l’éclatement de la crise en Côte d’Ivoire. En prélude aux assises qui se tiennent actuellement dans la capitale économique ivoirienne, le président de la Bad, le Rwandais Donald Kaberuka, avait réaffirmé que le retour à Abidjan reste lié aux conditions de sécurité.