Bakassi : Abdallah pour lever le dernier obstacle

Bakassi : Abdallah pour lever le dernier obstacle
Ce dernier obstacle à lever est constitué par la frontière maritime, litige dont le règlement a été confié à M. Ould Abdallah, également président de la Commission mixte Cameroun-Nigeria (CMCN) qui tiendra sa 15ème session à Yaoundé, selon le bureau des Nations unies en Afrique de l’ouest.
"Trois des quatre questions – région du Lac Tchad, frontière terrestre, Péninsule de Bakassi – réglées par l’arrêt de la Cour Internationale de Justice (CIJ) du 10 octobre 2002 ont déjà été résolues à la satisfaction des Parties. La quatrième et dernière, celle de la frontière maritime, est à l’ordre du jour" de cette 15ème session, affirme un communiqué reçu par Ouestafnews.
En 2004, les deux parties avaient chacune soumis ses propositions relatives à la délimitation de cette frontière maritime au président de la Commission.
"J’ai bonne confiance à la bonne volonté des deux parties", a sobrement déclaré Ould Abdallah à quelques jours de la tenue de la réunion de Yaoundé.
La CMCN avait été mise en place par le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan le 15 novembre 2002 à la demande des présidents Paul Biya du Cameroun et Olusegun Obasanjo du Nigeria.
Toutes ces tractations ont abouti le 14 août dernier au retrait des troupe nigérianes de Bakassi.Pendant plusieurs années, les relations de voisinage entre le Cameroun et le Nigeria ont connu des tensions en raison de problèmes liés à leur frontière terrestre, longue de 1 600 km, qui s’étend du lac Tchad à la péninsule de Bakassi, et à leur frontière maritime dans le golfe de Guinée.
Parmi les questions en jeu, les observateurs de la région notent entre autres les réserves terrestres et maritimes de pétrole et le sort des populations locales, par exemple celles tributaires du lac Tchad qui, pour pourvoir à leurs besoins, ont suivi les eaux qui se retiraient lorsque ce lac a commencé à s’assécher en raison de la désertification, estompant ainsi les lignes de démarcation.
Les tensions entre les deux pays ont dégénéré en incidents militaires à la fin de 1993 lors de l’invasion par les troupes nigérianes de la péninsule de Bakassi d’une superficie avoisinant 1 000 km2.
L’acceptation par le Nigeria de la décision de la CIJ sur Bakassi a permis d’atténuer les tensions dans une région supposée riche en ressources pétrolières et halieutiques.