Blanchiment de capitaux et financement du terrorisme : le Niger se prépare à la bataille

Ce Comité a pour but de définir « une stratégie nationale et (de) proposer des améliorations au dispositif actuel de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme », affirme un communiqué du Conseil des ministres parvenu à Ouestafnews.

Le Niger, comme presque tous les pays sahéliens ouest africains, fait face à un regain d’activités terroristes dans sa partie désertique, aux confins de ses frontières avec le Mali et l’Algérie.

Cette montée des actes terroristes, attribués à des mouvements supposés proches d’Al-Qaida, sont étroitement liés au trafic de drogue et à son corollaire, le blanchiment d’argent, selon les experts.

Pays situé dans le Sahel, prés de l’Algérie, de la Libye et du Mali, le Niger a enregistré ces derniers mois quelques cas de rapts, notamment dans sa bande nord-est et à l’ouest où des saoudiens ont été récemment tués par des hommes armés.

La création de ce Comité matérialise une décision du parlement nigérien adoptée le 12 janvier 2010, et fait suite à une recommandation du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent (Giaba), basé à Dakar.

D’ailleurs, au même moment et à l’issue d’une réunion tenue au Ghana, pour assister ce dernier pays à mettre en place son propre Comité de lutte contre le blanchiment d’argent, le Giaba selon un communiqué publié sur son site web en date du 5 juillet, réaffirmait son engagement à assister les Etats membres à élaborer leurs stratégies nationales dans la lutte contre ces deux fléaux.

Le GIABA, est une institution sous-régionale ouest africaine créée par les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest.