Burkina Faso : Michel Kafando, pilote de la transition

Dans ses tous premiers mots, relayés par la presse, Michel Kafando (72 ans) a dit accepter un challenge dicté par le « devoir et l’intérêt supérieur » de la nation.

Michel Kafando, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien ambassadeur de son pays à l’ONU en 1980 a aussi laissé paraître l’immensité du travail qui l’attend, indiquant qu’il s’agit d’un « chemin pleins d’écueils ».

Il aura comme principale objectif, la préparation du scrutin présidentiel de 2015. La nomination d’un Premier ministre et la formation du gouvernement de la Transition sont aussi attendues dans les prochains jours.

« Nous ne ménagerons aucun effort pour relever le défi, il y va de notre crédibilité… » a assuré le tout nouveau président intérimaire du Burkina Faso.

Après le départ de Blaise Compaoré, poussé à la démission par une révolte populaire, fin octobre 2014, la conduite de la transition a aussitôt fait l’objet d’un désaccord entre militaires et civils, ces derniers à l’unisson avec la communauté internationale se sont fortement opposés à un intérim de l’armée.

Après plusieurs jours de tractations, les choses se sont accélérées ce 16 novembre 2014 où militaires et civils après avoir signé officiellement, la charte de la transition, ont aussi procédé à la nomination de Michel Kafondo qui prend ainsi la place du Lieutenant-colonel, Isaac Zida.
Michel Kafando a finalement fait l’unanimité au sein du comité de désignation, il a été préféré au journaliste, Cheriff Sy et à la sociologue Joséphine Ouédraogo, ancienne ministre sous le régime de Thomas Sankara.

En cette fin d’année 2014, le peuple burkinabé a ouvert une nouvelle page de son histoire, en s’élevant victorieusement contre la modification de la constitution tentée par Blaise Compaoré qui en dépit de ses 27 ans à la tête du Burkina Faso, voulait retoucher la charte fondamentale du  pays pour briguer un autre mandat.