Catastrophes naturelles : le gouverneur de la BCEAO annonce la création prochaine d’un Fonds au sein de l’Uemoa

« Je suis venu faire au président du Faso une proposition de mise en place d’un Fonds au niveau de l’ensemble des institutions de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine », a précisé M. Dacoury-Tabley dont les propos ont été rapportés par la Télévision nationale burkinabé
« Il s’agit d’un Fonds qui pourrait intervenir au niveau de l’Union en cas de choc et de catastrophes naturelles », a affirmé le gouverneur de la BCEAO qui s’exprimait à l’issue d’une audience avec le président du Burkina Faso Blaise Compaoré.
Le Burkina Faso, ainsi que plusieurs autres pays membres de l’Uemoa, dont la Côte d’Ivoire, le Togo, le Mali, le Bénin, le Sénégal) ont été sévèrement touchés en 2009 par des inondations qui ont fait des centaines de milliers de sinistrés, près de 200 morts et occasionné des dégâts s matériels très importants.
« Face à ces chocs l’Union n’a pas beaucoup de moyens, nos Etats aussi n’ont pas de mécanisme approprié », a expliqué le gouverneur de la Banque centrale qui n’a cependant ni fourni aucun détail sur le montant prévu pour alimenter ce Fonds ni sur les délais de sa mise en place.
Selon lui ce Fonds serait mis en place avec le concours des autres institutions sous régionales, notamment la Commission de l’Uemoa et la Banque Ouest africaine de développement (BOAD).
En septembre dernier Tertius Zongo, le premier ministre du Burkina Faso, pays le plus durement touché par les inondations avait estimé à 70 milliards les besoins pour la reconstruction et la réhabilitation des zones sinistrées dans son pays.
En dehors des Etats membres de l’Uemoa, d’autres pays ouest africains dont le Ghana et surtout la Sierra Leone (plus de 100 morts dans ce dernier cas) avaient été sévèrement frappés par les mêmes inondations.
Au total l’ensemble de la sous région a enregistré plus de 600 000 victimes, selon des sources humanitaires.