Changement climatique : mobilisation d’élus ouest-africains pour sauver les zones côtières

Réunis à Praia (Cap Vert) du 3 au 4 août, ces élus ont fondé l’Alliance des Parlementaires et Elus Locaux environnementalistes des pays du littoral ouest africain (Apel), selon des informations transmises à Ouestafnews par des sources proches de ce nouveau réseau.
Parmi les priorités de l’Apel figure les changements climatiques, un domaine dans lequel les élus concernés comptent soutenir la « position africaine » commune.
Le changement climatique est devenu depuis quelques années un thème cher aux environnementalistes, qui estiment qu’il est l’une des principales menaces à la survie de la planète. Mais il est aussi l’objet d’âpres batailles au niveau international.
Dans les zones côtières ces changements climatiques se manifestent par l’avancée des océans et des menaces sur les écosystèmes ainsi que sur l’habitat humain.
Dans une déclaration dite de Praia, les initiateurs de l’Alliance se sont engagés à « soutenir et renforcer la position africaine commune sur les négociations post –Kyoto pour une meilleure intégration de la particularité des écosystèmes marins et côtiers et la prise en charge des intérêts des populations »
Lancé en 1998 et entré en vigueur en 2005, le protocole de Kyoto (du nom de la ville japonaise où il a été signé) est le deuxième grand traité sur le changement climatique.
Il a été ratifié par 172 pays qui n’incluent par les Etats-Unis, première puissance mondiale également considérés comme plus grosse émettrice de gaz à effet de serre, une des causes supposées des changements climatiques, selon les mouvements écologistes.
Les promoteurs ouest-africains de l’Apel recommandent la mise à disposition de fonds « nouveaux », pour aider les pays africains à s’adapter aux changements climatiques et souhaitent que ces fonds soient différents de ceux dégagés dans le cadre général de l’aide publique au développement.
Les élus à l’origine du réseau nouvellement créé proviennent du Cap Vert, de la Gambie, de la Guinée, de la Guinée Bissau, de la Mauritanie, du Sénégal et de la Sierra Leone.