Cinéma : Idrissa Ouédraogo craint la menace venue du Sud

Cinéma : Idrissa Ouédraogo craint la menace venue du Sud
Le cinéma africain a besoin "d’une grande école d’art dramatique" à Dakar pour former des "comédiens de talent", a estimé le réalisateur burkinabé Idrissa Ouédraogo qui craint une forte domination du cinéma africain par la seule Afrique du Sud, pays où il a effectué des tournages en 1997, rapporte l’Agence de presse sénégalaise (APS, officielle) consultée par Ouestafnews.
La création d’une telle école "est le seul moyen pour ne pas se faire laminer en Afrique même avec l’émergence d’un géant qui est l’Afrique du Sud et ses satellites", affirme le cinéaste burkinabé, cité par la même source.
Ouédraogo regrette que l’école d’art dramatique de Dakar ne "joue pas le rôle qui devrait être le sien".
La mise sur pied d’une telle structure de formation permettrait, estime le cinéaste, l’émergence de "comédiens aussi talentueux que les Douta Seck et les Djibril Diop Mambéty", aujourd’hui disparus.
Par ailleurs, Idrissa Ouédraogo a "relativisé la portée" du film "Indigènes" du réalisateur franco-algérien, Rachid Bouchareb, dont la projection en privé le 5 septembre serait le déclic ayant conduit les autorités françaises à annoncer l’alignement des pensions des anciens combattants africains à ceux de leurs camarades français après plus de quatre décennie.
"Je ne suis pas d’un enthousiasme débordant comme la plupart des gens après la réaction des autorités françaises, même si je suis heureux que cette injustice soit réparée”,