Cinquantenaire des indépendances africaines : un symposium au Bénin prévoit de sortir un manifeste

L’année 2010, qui coïncide avec les 50 ans d’indépendance de plusieurs pays d’Afrique, a été l’occasion de plusieurs manifestations, forums et débats, un peu partout à travers le continent et au sein de la diaspora noire. Les initiateurs de ces rencontres les ont souvent justifiées par le besoin de tirer le bilan des 50 premières années des indépendances africaines ou celui plus urgent de dégager de « nouvelles perspectives ».

« Mon vœu est que le manifeste qui en sortira (du symposium de Cotonou) devienne le bréviaire de tous nos jeunes (…) et suscite en nous la volonté de changer les comportements qui nous retiennent encore dans ce que je considère comme les vestibules de l’abîme », a affirmé le Pr Albert Tévoédjré dans un entretien accordé au magazine en ligne Continentpremier.

« Le Comité d’organisation a retenu quatre panels qui tournent autour de la paix et de la sécurité, de la nécessité de reconnaître nos échecs dans certaines de nos options et dans beaucoup de nos comportements et l’urgence de rétablir l’éthique et la discipline comme fondement de progrès », a expliqué l’universitaire béninois dans cet entretien.

La science et l’emploi des jeunes feront l’objet de panels spéciaux car, a –t-il indiqué, il faut sortir « du schéma d’assistance permanente, du statut de minorisation dans lequel nous semblons nous complaire pour définitivement quitter les rangs de ceux qu’on appelle par euphémisme les pays les moins avancés ».

« Nous pouvons changer, nous devons changer, il faut que le Manifeste du cinquantenaire devienne désormais notre chance et notre boussole », a-t-il insisté.
Une centaine d’experts en provenance de plusieurs parties du monde sont attendus à ce symposium de Cotonou.