Commissions électorales nationales : le modèle ghanéen plébiscité par deux experts africains

Commissions électorales nationales : le modèle ghanéen plébiscité par deux experts africains
«Au Ghana, la commission électorale a été incontestablement un succès et tous les observateurs sont d’accord sur ce point », a affirmé Ismaïla Madior Fall, professeur de droit constitutionnel à l’occasion de la cérémonie de présentation d’une étude sur « les commissions électorales en Afrique de l’Ouest », une étude comparée menée conjointement avec le politologue béninois Mathias Hounkpé.

Les deux chercheurs on noté une réelle indépendance de la commission électorale au Ghana, ce qui, selon M. Fall, a donné des scrutins non contestés, une rareté que le Ghana partage avec le Cap-Vert dans la région ouest africaine.

« Au Ghana les membres (de la commission électorale) sont nommés à vie, ils gèrent la totalité du processus électoral et même le financement des partis politiques » a expliqué l’universitaire sénégalais selon qui, les commissions électorales dans les pays anglophones de manière générale, ont un « statut constitutionnel » et disposent de « prérogatives beaucoup plus importantes que les commissions des pays francophones ».

Dans la tradition francophone , a-t-il expliqué c’est une branche de l’exécutif notamment le ministère de l’Intérieur qui organise les élections et la commissions électorale à seulement un rôle de superviseur du processus électoral.

Cependant « ce legs de la tradition française » a presque disparu dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest à l’exception du Sénégal , a fait savoir M. Fall

« Ce n’est pas la peine de copier ce qui se fait en France ou au Canada » puisqu’en réalité la « solution se trouve chez le voisin », a-t-il notamment soutenu.