Contre le ‘djihad’ les USA ont besoin de l’Afrique, dit un général US

Contre le 'djihad' les USA ont besoin de l'Afrique, dit un général US
À l’exception de l’Égypte, du Soudan, du Kenya et des pays de la Corne de l’Afrique, le continent africain tombe sous la responsabilité du commandement des forces américaines en Europe.

Le général Jones qui cumule les fonctions de "Commandant suprême" des forces alliées en Europe et de "commandant des forces américaines en Europe", a expliqué que l’Afrique était « une réalité qu’il ne fallait pas ignorer », un géant économique potentiel où les États-unis devaient rester engagés.

Reprenant une idée largement répandue en Afrique, le général a affirmé que les États-Unis et leurs alliés devaient apporter leur aide pour qu’un changement intervienne au plan économique en Afrique afin que des millions de personnes aient de l’espoir, sinon « ces gens pourraient devenir la proie des recruteurs islamistes adeptes de la djihad ».

Étant donné que les extrémistes exploitent le manque d’espoir, a fait remarquer le général Jones, « il n’est pas difficile pour un djihadiste ayant de l’argent de rallier quelqu’un à ses idées (…) Heureusement, nous pouvons encore influencer la voie qu’empruntera l’Afrique ».

Depuis les attentats du 11 septembre 2001 à Washington et New York, les Etats Unis ont engagé à l’échelle planétaire une guerre contre le terrorisme, qui s’est traduite parfois par des violations des droits de l’homme dénoncées par des organisations internationales. Cette guerre contre le terrorisme a aussi beaucoup écorné l’image des dirigeants américains dans le monde, et plus particulièrement dans le monde musulman.

« Nous avons des relations de travail avec de nouveaux amis et alliés pour ce qui est de la guerre contre le terrorisme», a également déclaré le général. Ces "nouveaux amis et alliés" n’ont toutefois pas été désignés nommément.

De l’avis du général, le corps expéditionnaire combiné pour la Corne de l’Afrique est l’histoire d’une réussite qui pourrait être reproduite dans d’autres régions d’Afrique. Un groupe semblable, a-t-il suggéré, qui travaillerait sur la côte ouest de l’Afrique pourrait aider à stabiliser la région. « Nous pourrions beaucoup aider par notre présence et assister ces pays en difficulté qui ne savent pas ce qui se passe sur leur territoire même », a-t-il déclaré, précisant que la création d’un tel groupe pourrait indiquer aux sociétés américaines qu’il serait judicieux pour elles d’investir dans de nombreuses régions d’Afrique.