Contrôle des armes légères: la Finlande appuie la CEDEAO

Un accord en ce sens a été signé le 30 août 2006 à Abuja entre Mohamed Ibn Chambas, secrétaire exécutif de la CEDEAO et Anna-Lisa Korhonen, ambassadeur de Finlande au Nigeria.
L’accord prévoit un "premier versement" dont le montant n’a pas été précisé courant 2006, selon un communiqué parvenu à Ouestafnews.
Le programme de contrôle des armes légères de la CEDEAO (ECOSAP, selon le sigle en anglais) avait été adopté par les chefs d’Etats des pays membres lors d’un sommet dans la capitale fédérale nigériane le 14 juin dernier.
Les organisations engagées dans la lutte contre la circulation des armes légères estiment qu’il y aurait entre 500 et 600 millions d’armes de ce type en circulation dans le monde, « hors du contrôle des États ».
Plus de 30 millions de ces armes circulent en Afrique subsaharienne dont le tiers en Afrique de l’ouest.
Cette région a pendant plus d’une décennie servi de théâtre à des guerres civiles violentes et meurtrières, notamment au Liberia et en sierra Leone, qui ont favorisé la prolifération de ces armes.
Ces armes sont fournies par 35 des 191 pays membres des Nations unies qui « assurent à eux seuls près de 90 % des exportations mondiales d’armements légers », selon des estimations fournies par le journal français Le Monde.
La même source précise « qu’entre 1997 et 2004, la part des pays en voie de développement dans l’importation mondiale de ces marchandises a atteint 68,5 % ».
Le programme de contrôle des armes légères de la CEDEAO a mis en place un plan triennal dont le coût est estimé à 12 millions de dollars. Quelques pays donateurs s’étaient engagés en octobre 2006 à financer ce plan, selon la CEDEAO.