Côte d’ivoire : 34 journaux suspendus par l’autorité de régulation

Selon le site du CNP visité par Ouestafnews, cette décision prise le 10 juin 2013 est le résultat d’une vaste enquête entamée depuis octobre 2012 et portant sur 60 entreprises privées de presse éditant 70 journaux.

Selon le CNP « 50 % des rédacteurs en chef n’étaient pas détenteurs de la carte d’identité de journalistes professionnels et environ 75% des 70 rédactions visitées n’étaient pas composées majoritairement de journalistes professionnels », a indiqué le CNP.

Au vu, de ces manquements aux règles établies, la suspension de 34 journaux privés a été entérinée par le CNP qui évoque la nécessité « d’assainir le marché de la presse pour instaurer un climat de concurrence loyale, à valoriser la fonction de journaliste professionnel et de professionnel de la communication ».

« Cette décision va contribuer également à réhabiliter non seulement la corporation mais également à réhabiliter nos confrères qui ont longtemps souffert d’être traités au rabais et au noir », a réagi sur sa page facebook, le journaliste Stéphane Goué, secrétaire général du Comité de protection des journalistes ivoiriens (CIPJ)

Ces entreprises incriminées pourront revenir dans le landernau médiatique au fur et à mesure qu’elles se régularisent, selon le CNP qui affirme vouloir encourager le management rigoureux des ressources humaines, à encourager le civisme fiscal et à inciter les entreprises du secteur à remplir leurs obligations sociales.

Mise en place en 1991, le CNP est une instance de régulation de la presse écrite et une autorité administrative, qui se définit comme indépendante.

Lire aussi
Togo: bras de fer entre presse et pouvoir
Média et milieu urbain: relation d’influence?
Sale temps pour la presse ouest africaine
Régulation médiatique: le modèle béninois vanté