Côte d’Ivoire : attaque contre l’Onuci dont Gbagbo demande le « départ immédiat »

La crise ouverte depuis le second tour de la présidentielle disputé le 28 Novembre 2010 oppose le président sortant (Laurent Gbagbo) et son rival Alassane Ouattara proclamé vainqueur par la Commission électorale indépendante (CEI) et reconnu comme vainqueur du scrutin par l’essentiel de la communauté internationale.

« L’Etat de Côte d’Ivoire considère que l’Onuci s’est rendue coupable de graves dérapages qui font d’elle indubitablement un agent de déstabilisation ayant contribué a diviser davantage le peuple ivoirien», a accusé le président Gbagbo, selon un communiqué lu sur les ondes de la Radio-télévision ivoirienne (RTI, publique) entièrement contrôlée par les partisans du président sortant.

Soutenu par les institutions qu’il a mises en place en dix ans de pouvoir, le président Gbagbo, en dépit d’une forte pression internationale et des menaces de sanctions, refuse de céder le pouvoir.

De son côté, l’Onuci, a annoncé avoir été victime d’une attaque à son siège dans la nuit du 17 au 18 décembre 2010, attaque attribué à des « hommes en tenue militaire, dans un véhicule civil », selon un communiqué parvenu à Ouestafnews.

Cet incident survient au lendemain d’une nouvelle tentative de médiation entreprise par le président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, qui s’est rendu à Abidjan pour rencontrer les protagonistes de la crise ainsi que le représentant de spécial des Nations unies en côte d’Ivoire Young-Ji Choi.

Cette mission du diplomate africain n’a produit aucun résultat alors qu’à l’extérieur du pays les voix se multiplient pour demander le départ du président Gbagbo.