Côte d’Ivoire, Gbagbo lâché par son chef d’Etat major Philippe Mangou

« Le général est venu chercher refuge hier soir (mercredi 30 mars 2011) à la résidence de l’ambassadeur », a affirmé le gouvernement sud-africain dans un communiqué parvenu à Ouestafnews.

Cette annonce a été faite le jeudi 31 mars 2011, au moment où les soldats de l’ex-rébellion, désormais alliés à Alassane Ouattara, étaient aux portes de la capitale économique, Abidjan, après avoir pris la veille toute les grandes villes du pays, dont la capitale politique, Yamoussoukro.

La Côte d’Ivoire vit une crise politique depuis près de dix ans. Cette crise s’est accentuée après le second tour de la présidentielle disputée le 28 novembre 2010, qui a donné deux « présidents » proclamés, chacun revendiquant la légitimité. D’un côté , l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara désigné vainqueur par la Commission électorale indépendante (CEI) et largement reconnu par la communauté internationale comme « seul vainqueur » du scrutin et de l’autre, Laurent Gbagbo, au pouvoir depuis 10 ans, proclamé par le Conseil constitutionnel. Depuis cette date, les violences ont coûté la vie à près de 500 personnes, selon un bilan de l’Organisation des Nations-Unies.