Coups de feux et situation confuse à Niamey : ça se complique pour Tandja

Peu de détails étaient disponibles sur la situation qui prévalait en milieu d’après midi (heure GMT).

Les coups de feux qui ont commencé aux environs de12H 00 GMT ont été interprétés, par plusieurs
sources, comme une « tentative de coup d’Etat » contre le président Mamadou Tandja dont la légitimité est contestée depuis qu’il a fait amender de manière unilatérale la constitution du pays en août 2009 pour prolonger son mandat à la tête de l’Etat.

Selon l’ancienne constitution qu’il a faite modifier, le président Tandja, devait terminer son second mandat légal en décembre 2009.

Selon le desk politique d’Ouestafnews, la situation confuse qui règne à Niamey après ces coups de feu que les observateurs assimilent à une tentative de coup d’Etat, était prévisible.

Le 22 juin 2009, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) avait déjà exprimé sa « vive préoccupation » et averti des « risques de dérives », face à ce qui n’était alors qu’une volonté de Mamadou Tandja de rester au pouvoir au-delà de son second et dernier mandat.

Toujours bien avant l’amendement de la constitution en Août 2009, diverses segments de la société nigérienne, et principalement les acteurs de la société civile, avaient aussi averti qu’un prolongement du pouvoir de Tandja, pourrait mener le pays vers une situation de crise.

Cette crise ouverte, qu’elle qu’en soit l’issue, va compliquer davanatge les choses pour le régime en place à Niamey.

Elle intervient alors que le gouvernement en place à Niamey est soumis à des sanctions internationales, et notamment celles de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l‘Ouest (Cedeao).

L’organisation sous régionale, qui a suspendu le Niger de toutes ses instances depuis octobre 2009, a tout récemment réitéré ces sanctions lors d’un sommet des chefs d’Etat tenu le 16 février 2010 à Abuja.