Crise alimentaire : Chambas veut des solutions israéliennes pour l’Afrique de l’Ouest


Par Ouestafnews

Cet appel a été lancé au moment où le Dr Chambas recevait les lettres de créances de Moshe Ram, ambassadeur d’Israël accrédité auprès de la CEDEAO à Abuja.
Mohamed Ibn Chambas a sollicité « l’assistance israélienne pour une meilleure gestion des ressources en eaux de la sous région afin qu’elles soient mieux utilisées pour accroître la production agricole », affirme un document de la CEDEAO parvenu à Ouestafnews.
Depuis le début de l’année, plusieurs pays de la sous-région font face à de fortes pressions populaires et parfois à de violentes manifestations liées à « la vie chère », elle même résultat de la hausse des prix des céréales à l’échelle du globe.
Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Dakar, Abidjan, ont chacune eu leurs émeutes de la faim.
Dans certains pays situés dans la région du Sahel, comme le Sénégal, le Burkina Faso, le Mali, les hausses de prix se sont ajoutées à une crise du secteur de l’agriculture rendant l’accès à certaines céréales quasi impossible.
« Du fait que notre secteur agricole est largement tributaire des pluies, un des défis auxquels nous devons faire face est la gestion efficace de nos ressources hydrauliques afin qu’elles soient utilisées pou améliorer la productivité », a déclaré M. Chambas s’adressant diplomate israélien.
Cette solution est devenue un « impératif », selon le président de la Commission de la CEDEAO, surtout face à l’actuelle crise qui se manifeste par le renchérissement continu des prix des denrées alimentaires de première nécessité.
Répondant à la demande du patron de la CEDEAO, Moshe Ram a suggéré la transformation d’un centre de formation agricole établi au Nigeria avec l’appui d’Israël en un « centre sous régional ».
Toutefois, si elle venait à se concrétiser, l’assistance d’Israël à la CEDEAO, selon le desk diplomatique d’Ouestafnews, pourrait ne pas convenir à tous les Etats de la sous région en raison de la question palestinienne.
Celle-ci continue en effet d’affecter sérieusement la diplomatie de l’Etat hébreu dont l’image reste très négative auprès d’une grande partie de l’opinion publique africaine, même si Tel-Aviv a réussi à poster quelques ambassadeurs dans la sous région.