Crise alimentaire : le parlement de la CEDEAO accuse les chefs d’Etat


Par Ouestafnews

”Nos gouvernements ont appliqué de mauvaises politiques agricoles sous la pression des institutions internationales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international”, a indiqué le président du Parlement de la CEDEAO, le Nigérien Mahamane Ousmane.

M. Ousmane s’exprimait à Abuja à l’occasion de la première session ordinaire du Parlement de la CEDEAO, précise le quotidien nigérian The Guardian.

”Les toutes dernières statistiques montrent que c’est à peine 10 pour cent des budgets de nos pays qui sont consacrés à l’agriculture”, a regretté le président du Parlement sous-régional, soulignant pourtant que ce secteur fait vivre ”80 pour cent de la main d’œuvre”.

Mahamane Ousmane s’est dit préoccupé par ”le coût élevé des produits de consommation courante et la crise alimentaire dans la sous-région”. Selon dans ce contexte difficile, ”notre place, en tant que législateurs, est avec nos mandants”

”C’est de notre responsabilité de voir les moyens de faire face à la crise avec une dose de modération et avec une approche pédagogique”, a ajouté Mahamane Ousmane pour qui, ”ne faisant cela, nous ne devons pas confondre notre rôle avec celui de l’exécutif”.

Des manifestations contre la cherté de la vie ont eu lieu dans plusieurs pays membres de la CEDEAO au cours des dernières semaines. C’est le cas notamment au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Sénégal.

Le Parlement de la CEDEAO regroupe tous les 15 Etats membres de cette institution sous-régionale.