Crise guinéenne : la Cedeao « préoccupée », pour une nouvelle autorité de transition

La Cedeao, « suit avec une vive préoccupation l’évolution de la situation sécuritaire en Guinée, à la suite des échanges de tirs, le 3 décembre 2009 à Conakry, entre des factions au sein de la junte du CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement) », affirme un communiqué de l’organisation sous-régionale transmis à Ouestafnews.

L’institution sous régionale « met à cet égard les militaires devant leurs responsabilités, en ce qui concerne la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays », selon la même source qui explique qui dénonce « la division au sein des Forces armées » ainsi que les « actes d’impunité » qui prévalent dans le pays et qu’elle ne peut plus tolérer.

La Cedeao, rappelle à cet égard que les chefs d’Etat des pays membres avaient « réclamé la mise en place d’une nouvelle autorité de transition en Guinée, pour diriger le processus devant aboutir au rétablissement de la légitimité constitutionnelle dans le pays », lors d’un sommet.

« L’instabilité en Guinée, exacerbée par l’indiscipline et les querelles intestines qui minent l’armée, déjà profondément divisée, constitue une sérieuse entrave aux efforts visant à relancer l’économie guinéenne », déplorent par ailleurs la Cedeao qui s’inquiète aussi de l’absence de « l’Etat de droit » dans ce pays.

S’appuyant sur ces arguments, la Cedeao réitère « son appel en faveur de la mise en place immédiate d’une nouvelle autorité de transition et de la tenue d’élections crédibles durant le premier trimestre 2010, sans la candidature des membres du CNDD et du Premier ministre actuel ».

A Conakry, la direction de junte et son gouvernement qui disent contrôler la situation, ont appelé la population à « collaborer activement aux recherches » pour retrouver Toumba et ses « acolytes », qui seraient « en fuite ».