Crise politique au Mali : la Cedeao exige la démission d’une trentaine de députés

Les chefs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont exigé de l’Etat malien la démission des députés des élections législatives contestées et l’organisation des législatives partielles, annonce le président en exercice de la Cedeao, le président nigérien Mahamadou Issoufo.

« Nous avons demandé instamment à ce que les mesures suivantes soient prises relativement aux questions institutionnelles ci-après : la démission immédiate des 31 députés dont l’élection est contestée y compris le président du Parlement. La majorité présidentielle devra mettre tout en œuvre pour obtenir cette démission qui ouvrira la voie à des élections partielles », précise le président nigérien lors de la clôture du sommet extraordinaire de la Cedeao, tout en réclamant également à l’Etat malien une recomposition « rapide » de la Cour constitutionnelle.

Après deux sorties pacifiques le 5 juin et le 19 juin, les manifestions ont mal tourné entre le 10 et le 12 juillet, avec une éruption de violence ayant fait 11 morts et 158 blessés, selon la primature. Au cœur de ces manifestations, le mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) qui regroupe des partis politiques, des religieux et des syndicats, exige la dissolution de la Cour Constitutionnelle, la démission du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, entre autres.