Crise politique et souveraineté nationale de la Guinée : trois questions à … Alioune Tine, président de la Raddho

Ouestafnews – vous venez de demander la mise sous tutelle internationale de la Guinée, est ce que ce n’est pas une proposition trop poussée – que faites vous alors de la souveraineté nationale de la Guinée ?

Alioune Tine – Aujourd’hui en Guinée Il n’y a ni Etat ni administration. La sécurité des citoyens n’est pas garantie et la plupart des gens sont en train d’évacuer leurs familles. Tous les ingrédients sont réunis pour l’éclatement d’un conflit violent qui n’épargnerait aucun pays (…). Il y a une contradiction au sein du CNDD (Conseil national pour le développement et la démocratie, junte militaire au pouvoir à Conakry) et on a frôlé le pire hier (mercredi 7 octobre 2009).

Ouestafnews – La Raddho ne se met–elle pas tout simplement à la remorque des organisations internationales occidentales en défendant certaines positions ?

Alioune Tine – je ne pense pas. Si la guinée explose, ça ne va épargner aucun pays de la sous région, à commencer par le Sénégal. Il faut absolument des troupes d’interposition aujourd’hui et ce serait des forces de l’Union africaine.

Ouestafnews – Comment appréciez-vous alors la médiation du président Blaise Compaoré qui a été désigné Cedeao pour aider à sortir de l’impasse actuelle ?

Alioune Tine : il y a trop peu de chances que la médiation de la Cedeao aboutisse compte tenu du contexte actuel et les conditions que posent les opposants.