Cybercriminalité : Nigeria, Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina, Ghana, Bénin, Togo « fichés » par les Indiens


Par Ouestafnews

Ces cybercriminels, sont supposés « basés » au Nigéria, selon le communiqué du gouvernement indien obtenu par Ouestafnews.
« Plusieurs cas d’Indiens roulés par des escrocs basés au Nigéria ont été signalés. Les victimes de ces escroqueries ont perdu de l’argent, subi des souffrances physiques (et parfois) la mort…», affirme le Bureau d’Information du gouvernement Indien dans son communiqué.
« Les escrocs agissent à partir de pays de l’Afrique de l’Ouest tels la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Bénin, le Togo, le Sénégal et le Burkina Faso », précisent les autorités Indiennes qui expliquent que le principal outil de ces escrocs est l’internet, grâce aux courriers électroniques.
Tout récemment la police Sénégalaise a affirmé avoir arrêté un groupe de 23 Nigérians accusés de s’adonner à ces pratiques frauduleuses, consistant à soutirer d’énormes sommes d’argent contre la promesse de contrats d’affaires mirobolants, ou de transferts de gros montants que l’on veut sortir illégalement d’un pays, ou encore de gains substantiels à des loteries étrangères…
Connu dans les pays anglophones sous le nom de « 419 scam », formule originaire du Nigeria, la pratique a fait des victimes un peu partout dans le monde, et pas seulement en Inde, selon les recherches effectuées par Ouestafnews.
Tout récemment un Nigérian et son complice sud africain ont été jugés et reconnus coupables de ces pratiques criminelles en Afrique du Sud même.
Les victimes naïves, mais parfois très cupides et voire mêmes véreux pour certains, tombent très vite dans le piège espérant gagner facilement d’énormes sommes sur d’hypothétiques commissions.
« La plupart des opérations sont organisés de manière très professionnelle au Nigeria, avec des bureaux dans les pays voisins », explique les Indiens qui soulignent que parfois ceux-ci (les escrocs) n’hésitent pas à envoyer des numéros de contacts y compris des numéros supposés être ceux "d’autorités locales ».