Démenti de la diplomatie nigériane à des accusations du camp Gbagbo

« Laurent Ggbagbo interpelle le président Goodluck, président du Nigéria, pour l’assistance militaire qu’il apporte aux rebelles en convoyant 500 mercenaires sur Bouaké pour les appuyer », avait indiqué plus tôt un communiqué rendu public par le camp Gbagbo.

Damian Agwu, porte-parole du ministère nigérian des Affaires étrangères, cité par des médias internationaux, a qualifié ces allégations de « sans fondements », ajoutant que son pays « soutient la décision de l’électorat qui a porté Alassane Ouattara à la victoire ».

Le président nigérian en sa qualité de président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) s’est beaucoup engagé dans la résolution de la crise ivoirienne, et est présenté comme un de ceux qui exigent le départ de Gbagbo. .

En plus d’accuser le chef d’Etat nigérian, le président Gbagbo, avertit aussi « les Chefs d’Etats de la sous région qui se prêtent à ce jeu qu’il n’hésitera pas à user de son droit légitime de défense au cas où des atrocités seraient commises à l’encontre des Ivoiriens ».

La Côte d’Ivoire, anciennement pays d’immigration accueille de fortes communautés émigrées, issues de tous les pays de la sous région.

La crise sociopolitique que vit actuellement le pays est consécutive au second tour de la présidentielle du 28 novembre qui a produit le spectacle inédit de deux présidents proclamés.

Sur le terrain, la violence s’est installée depuis plusieurs semaines à Abidjan, notamment à Abobo (commune d’Abidjan présentée comme pro- Ouattara) des dizaines de morts ont été recensés tandis que des affrontements sont signalés dans l’Ouest du pays entre les forces restées fidèles à Laurent Gbagbo et les soldats des forces nouvelles qui y contrôlent plusieurs localités.