Dette africaine : la BAD décide d’éponger plus de huit millions de dollars

Trente trois pays africains "devraient" bénéficier de cette initiative représentant un montant global de 8, 5 milliards de dollars, selon des informations datées du 4 septembre sur le site web de la Banque consulté par Ouestafnews.
Parmi les trente trois pays bénéficiaires, plus d’une douzaine se trouve dans la sous région ouest africaine (Bénin, Burkina Faso, Ghana, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Côte d’Ivoire, Togo, Guinée, Guinée-Bissau, Sierra Leone, Liberia).
La décision d’alléger la dette de certains pays pauvres remonte à juillet 2005, lorsque le sommet du G8 à Gleaneagles, en Ecosse, avait annoncé l’initiative, avec comme objectif final l’annulation totale des "sommes dues à trois institutions multilatérales de financement", à savoir le Fonds africain de développement, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.
Cette initiative devrait permettre aux pays qui en bénéficient de "réduire substantiellement le service de la dette", selon la BAD.
Un an après le sommet de Gleaneagles, les institutions financières internationales ainsi que les chefs d’Etats des huit pays les "plus industrialisés du monde", à l’origine de l’initiative, ont été sévèrement critiqués par les mouvements altermondialistes pour ne pas avoir tenu leurs promesses.
Les autres pays bénéficiaires de la mesure d’allègement annoncé par la BAD sont les suivants: Ethiopie, Madagascar, Mozambique, Rwanda, Tanzanie, Ouganda, Zambie, Burundi, Cameroun, Tchad, République Démocratique du Congo, Sao Tome & Principe, République Centrafricaine, Comores, Congo, Somalie, Soudan et Erythrée