Développement industriel : les ministres de la Cedeao adoptent une politique commune

La Picao cherche notamment à diversifier et à élargir la base de la production industrielle en Afrique de l’ouest, en l’amenant progressivement à un taux moyen de 30% à l’horizon 2030, rapporte le quotidien gambien The Daily Observer (pro-gouvernemental) sur son site web consulté par Ouestafnews.

Ce renforcement de la production industrielle se fera à travers le soutien à la création de nouvelles unités de production et le développement et la modernisation de celles qui existent, explique la même source.

Cette politique cherche également à augmenter progressivement la contribution de l’industrie manufacturière au PIB régional à un taux de 20% en 2030, alors qu’elle ne représente qu’entre 6 et 7% à l’heure actuelle.

L’autre objectif de la Politique industrielle de la Cedeeao est d’améliorer le commerce intra-communautaire en tentant de le faire passer de 13% actuellement à 40% à l’horizon 2030.

Le quotidien gambien précise que cela se fera à travers l’amélioration et le développement des compétences, de la compétitivité industrielle et de la qualité des infrastructures, surtout dans les domaines de l’information, de la communication et du transport.

Des experts des pays membres de la Cedeao, en l’absence de ceux du Cap Vert et de la Guinée Bissau, avaient produit en septembre 2010, lors d’une rencontre de trois jours à Abidjan, un document portant sur la Picao.

Hormis le Nigeria, grand produteur de pétrole doté d’unités industrielles relativement importantes, aucun des 15 pays membres de la Cedeao ne possède un tissu industriel développé, leurs économies étant pour la majorité basées sur l’agriculture et dans une moindre mesure le commerce et les s services.