Don de près de 4 milliards de francs de la Banque mondiale à la Guinée-Bissau

L’approbation de ce don intervient dans un contexte de vive tension politique marquée par une série d’assassinats de leaders politiques, dont le chef de l’Etat Joao Bernardo Vieira tué le 2 mars dernier.
Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a examiné, par la même occasion, la Note de stratégie intérimaire définissant l’appui du Groupe de la Banque mondiale au programme de réforme entrepris par le gouvernement de la Guinée-Bissau pour la période 2009-2010, indique un communiqué transmis à Ouestafnews.
Dix ans après la première stratégie d’aide à la Guinée-Bissau, cette Note préconise, à moyen terme, une démarche plus déterminée et plus ambitieuse qui fait appel à une masse critique de ressources provenant des partenaires extérieurs, notamment du Groupe de la Banque mondiale, précise la même source.

Ce programme de transition de la Guinée-Bissau s’articule autour de deux axes : renforcer la gestion économique et poser les bases de la croissance des secteurs productifs actuels d’une part et élargir l’accès aux services de base et en améliorer la qualité d’autre part. L’approche stratégique de la Banque mondiale reposera sur le thème transversal du renforcement des capacités, mentionne le texte.

il précise que ces axes stratégiques justifient le premier d’une série de dons pour la réforme de la gouvernance économique approuvé par le Conseil des administrateurs à l’effet de soutenir les réformes visant à promouvoir l’efficacité, la transparence et la responsabilité dans l’utilisation des ressources publiques, grâce à l’amélioration de la gestion des finances publiques.

La majorité des mesures envisagées dans le cadre du don reposent sur les engagements pris de longue date par le gouvernement en faveur de l’intégration régionale dans le contexte de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA). Elles contribuent à atténuer les risques de retour en arrière, selon le communiqué de la Banque mondiale.