Drame au Niger : un corps tombe du ciel, un avion d’Air France immobilisé

Il s’agit du « corps sans vie d’ un homme de race noire », a souligné le ministre nigérien de l’Intérieur Abdou Labo, selon des propos largement relayés par la presse.

L’avion, en partance pour Paris effectuait une escale dans la capitale Niamey. Selon M. Labo, du sang a été constaté sur l’aile droite de l’appareil qui avait quitté Ouagadougou dans la nuit de mercredi à jeudi.

A Niamey, les autorités ont procédé à l’immobilisation de l’avion afin d’interroger le personnel, tandis qu’au Burkina Faso, les enquêteurs se penchaient sur les conditions d’embarquement.

Réagissant à travers un communiqué, Air France parle de « passager clandestin » qui se serait caché dans le train d’atterrissage.

A l’heure qu’il est, il est difficile de confirmer quelque hypothèse que ce soit.

Toutefois, si la thèse d’Air France est confirmée, ce drame ne manquera pas rappeler la mort du passager clandestin sénégalais Bouna Wade en juin 1999, mort de froid après s’être caché dans le train d’atterrissage d’un avion en partance pour la France.

En août de la même année, deux jeunes Guinéens, du nom de Koita Yaguine et de Fode Tounkara trouvaient aussi la mort dans des conditions quasi-similaires dans un avion qui faisait la liaison Conakry-Bruxelles.

La fermeture systématique des frontières européennes aux migrants africains et l’impossibilité pour nombre de jeunes africains de faire le voyage de manière légale les conduit à des solutions extrêmes.

Parmi ces voyages aux prix de leur vie, on peut noter la traversée du vaste désert du Sahara pour rejoindre les pays du Maghreb, considérés comme un lieu de transit vers l’Europe, ou encore les traversées des océans sur des bateaux de fortune ou de petites pirogues de pêche.

Ces voyages clandestins qui souvent se terminent mal, font vivre de vastes réseaux spécialisés dans toutes sortes de trafics, dont le trafic d’êtres humains.