Energie : la Banque mondiale s’intéresse au pétrole ghanéen

Ce crédit est un « prêt concessionnel avec un délai de remboursement étalé sur 35 ans, avec une période de grâce de 10 ans », affirme l’Agence ghanéenne de presse (GNA, selon son sigle en anglais).

Le crédit va servir à financer un projet de quatre ans (2011 et 2015) avec deux principaux objectifs : l’amélioration de la gestion publique et les capacités de régulation, au niveau des institutions en charge de la gestion du secteur pétrolier, notamment le ministère du Pétrole, la Compagnie nationale pétrolière du Ghana (GNPC) et l’Agence pour la protection de l’environnement (EPA).

Pour les autorités ghanéennes, il s’agit d’éviter le syndrome de « la malédiction du pétrole », et particulièrement les conséquences dramatiques au plan socio-économique qu’une mauvaise gestion des revenus pourrait générer comme c’est le cas actuellement au Nigeria voisin.

« Les ressources naturelles plutôt qu’une malédiction doivent être une bénédiction faisant le bonheur de tous les citoyens », déclarait le président John Atta-Mills, le 15 décembre 2010, jour du démarrage officiel de l’exploitation du pétrole ghanéen.

La découverte du pétrole dans le pays a été annoncée en 2007 après des années de prospection, une production journalière de 120.000 barils/ jour est prévue pour des réserves totales estimées à trois milliards de barils.