Football : les éditorialistes se déchaînent après les incidents de Dakar

« C’est une violence qui est le résultat de la faute des dirigeants, d’un manque d’éducation à la culture sportive, celle du fair-play », écrit Mamadou Ibra Kane, dans les colonnes du quotidien privé « l’observateur » (privé) avant de conclure qu’il est qu’il « est temps pour les décideurs d’agir contre cette vague de violence, notre propre violence ».

Ce « match de la honte » cache un mal plus profond pour Vieux Savané, de Sud quotidien (privé), reflétant « une société en perte de repères, en proie à une violence innommable qui prend de plus en plus ses quartiers ».

Cette rencontre qualificative pour la prochaine coupe d’Afrique des nations (Can) prévue en janvier 2013 en Afrique du Sud a été interrompu à la 70ème minute par l’arbitre après que des supporters sénégalais aient inondé les gradins et la pelouse de projectiles de toutes sortes (pierres, canettes…) qui ont fait plusieurs dizaines de blessés légers aussi bien chez les supporters ivoiriens que Sénégalais, dont le ministre des sports Malick Gakou.

La Côte d’ivoire, numéro un africain au classement de la Fifa menait 2 buts à zéro, après avoir gagné la première manche à Abidjan sur le score de quatre buts à deux.

« Tristesse et regrets ont ainsi empli le cœur de tous ceux qui ont compris que le sport doit inspirer le fair-play et l’altruisme (…) gagner en respectant l’adversaire mais aussi perdre dans la dignité », note le quotidien national sénégalais « Le Soleil’’ (pro-gouvernemental)

Depuis l’éclatement de ces incidents, les émissions interactives et les micros-trottoirs se multiplient sur les télévisions et les radios locales sans aussi oublier les débats houleux dans les réseaux sociaux.

Des auditeurs composés de simples citoyens, de sociologues, et de personnalités publiques rivalisent d’ardeur dans la condamnation du « hooliganisme » des supporters sénégalais.
Après avoir perdu le match contre la Côte d’ivoire, nous avons un autre match contre la Confédération africaine de football (Caf) », soulignait le doyen des reporters sportifs sénégalais Abdoulaye Diaw.

Selon des spécialistes du football, le Sénégalais risque après ces incidents une forte sanction de la part de la Caf, l’instance dirigeante du football africain.