Gaz : le Ghana privilégie le marché local

« L’objectif principal du gouvernement est de développer les ressources gazières pour le marché local à travers spécialement la production d’électricité, la production d’engrais et l’industrie pétrochimique », a indiqué le ministre ghanéen de l’Energie Joe Oteng-Adjei dans un document publié par la présidence ghanéenne et consulté par Ouestafnews.

A cet effet, indique le ministre, une structure indépendante en partie financé par la Banque mondiale et le Ghana National Gas Company (GNGC) qui sera mis en place, parallèlement à la mise en place progressive de petites unités de production qui à terme permettront à la GNGC de développer et de gérer un réseau national de gazoduc, d’assurer le transport et la distribution et en même temps générer des activités commerciales autour du produit.

« Le gouvernement a mis en place toute la logistique nécessaire pour s’assurer que l’entreprise puisse fonctionner normalement », a assuré M. Oteng-Adjei tout en rappelant que « le gouvernement considère le gaz naturel comme la clé de la transformation socio-économique ».

Depuis décembre 2010, les revenus tirés du pétrole, sont venus s’ajouter au potentiel économique du Ghana, pays qui en plus d’être le second producteur d’or d’Afrique , a aussi enregistré une récolte sans précédent de cacao, soit 903.646 tonnes, le Ghana Cocoa Board (Cocobod , selon l’organe chargé du contrôle et de la commercialisation du cacao).

Grace à ces résultats, une forte croissance est prédite pour ce pays pour l’année 2011, les experts ayant pour la plupart revu à la hausse leur prévision qui tablent désormais sur 14 %, au lieu des 10 à 11% prévu auparavant.

Principal responsable du boom annoncé de l’économie ghanéenne, la commercialisation du pétrole a débuté en décembre 2010 avec une production initiale de 120.000 barils par jour en attendant d’atteindre les 250.000 barils quotidiens en 2013.