Ghana : ça se complique pour les banques

« Les petites et moyennes entreprises qui représente 74 % de la clientèle, seront principalement affectées », indique cette analyse, relayée par la presse ghanéenne.

Cette situation qui découle des difficultés économiques auxquelles est confronté le Ghana, vient s’ajouter à la hausse des taux d’intérêts bancaires qui oscille désormais entre 26 et 30% pour les prêts consentis en cedi (monnaie locale) et entre 11 et 15% pour les crédits en devises en devises.

Selon Ecobank, ces taux d’intérêts ont aussi découragé le crédit à la consommation des ménages dont les possibilités d’épargne sont fortement entamées par le fort coût de la vie.

Depuis janvier 2014, l’économie ghanéenne fait face à une chute du cedi par rapport au dollar d’où, selon les spécialistes, la forte inflation qui sévit dans le pays. Même s’il est constaté en ce mois de septembre, un petit regain du cedi face au dollar, les spécialistes parlent d’embellie temporaire.

Selon l’analyse de la banque panafricaine, le cedi sera de nouveau sous pression dans les prochaines semaines à cause de la hausse des importations, consécutive à la fête de fin d’année et  aussi en raison des bas prix du baril de brut actuellement en vigueur sur le marché international.

Une prévision pessimiste également partagée par l’agence américaine de notation Fichte, qui à la fin septembre 2014, a révisé sa cotation, accordant la note B avec des perspectives négatives à l’économie ghanéenne.