Ghana : enfin une loi sur la répartition des recettes pétrolières

Le texte, voté à l’unanimité par les parlementaires au début de mars 2011, répartit comme suit les revenus tirés du pétrole : 70% seront consacrés au budget de l’état, 30% seront affectés à un « fonds de stabilisation » et 10 % iront aux « générations futures », selon le compte-rendu de la presse locale à l’issue du vote.

L’adoption de ce texte intervient alors que les premières rentrées d’argent issues de la commercialisation du brut. Celle-ci a débuté à la mi-décembre 2010 avec une production initiale de 120.000 barils par jour en attendant d’atteindre les 250.000 barils quotidiens (prévus) en 2013.

Selon une dépêche de l’agence Reuters (britannique) citant une source officielle française, le Ghana a déjà écoulé sur le marché 1 million de barils de pétrole depuis décembre 2010. Avec le prix actuel du baril au delà des 100 dollars, le pays devrait ainsi empocher plus de 10 milliards de dollars.

La loi sur les revenus pétroliers était en discussion depuis le début de l’année 2010. Durant toute la période ayant précédé le vote, des voix se sont élevées au niveau de la société civile pour réclamer une gestion transparente du secteur pétrolier afin d’éviter de tomber dans les travers qui caractérisent beaucoup de pays producteurs de brut en Afrique, dont notamment le Nigeria où le pétrole a crée une instabilité sociale chronique.