Ghana : le business reprend pour les Nigérians

« La nouvelle a été annoncée à la presse des journalistes par le Haut commissaire du Nigeria au Ghana, Ademola Onafowokan, en marge de l’organisation des funérailles de feu John Atta-Mills », rapporte businessday.com.

Entrée en vigueur il y a deux mois , la décision d’imposer aux Nigérians un capital minimal pour exercer leurs activités, commençait à affecter le secteur ghanéen des Petites et moyennes entreprises du Ghana largement dominé par les Nigérians.

Et « ceux qui n’étaient pas en mesure de payer la somme due, assistaient impuissants à la saisine de leurs produits et à la fermeture de leurs commerces », expliquait un quotidien nigérian The Guardian.

Sur les réseaux sociaux nombreux, ont été les Nigérians qui ont appelé leur gouvernement à appliquer la réciprocité tandis que d’autres y voyaient une violation du protocole de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) sur la « libre circulation des personnes et des biens ».

Mais pour le Haut commissaire Ademola Onafowokan, la faute se trouve beaucoup plus du coté de ses compatriotes qui traverse la frontière « sans pièces d’identification et veulent y mener des activités régulières ».

« Le Ghana reste conscient du fait que le Nigeria est son second pourvoyeur d’investissements directs étrangers et ne veut surtout pas gâcher les relations bilatérales avec notre pays », a expliqué le diplomate.

Environ 3 millions de nigérians sont présents au Ghana, voisin du Nigeria. Les deux pays sont tous membres de la Cedeao et aussi du Commonwealth.