Ghana : le pétrole coule, 1,4 milliard de dollars US encaissé en moins de deux ans

D’après M. Buah, 444,12 millions de dollars sont entrés dans les caisses de l’Etat en 2011, 541 en 2012 et 422 millions ont été collectés à la fin juin 2013.

Avec un rythme de production de 80.000 barils par jour, depuis novembre 2011, le Ghana atteint actuellement 110.000 barils, après des réaménagements techniques opérés par les entreprises partenaires.

Selon le ministre ghanéen, le secteur pétrolier attire davantage d’investisseurs, « 23 nouvelles découvertes ont été faites, huit accords sont sur la table du gouvernement dont deux concernant des travaux d’exploration seront bientôt signés », a-t-il ajouté.

Découvert en 2007, le pétrole a boosté l’économie ghanéenne, jusqu’ici basée sur le cacao et l’or. En 2011, le pays avait atteint un taux de croissance de 14 % avant de retomber à 6 % en 2012 et devrait atteindre 8 % en 2013, selon les projections de la Banque africaine de développement (Bad).

Une étude publiée en septembre 2013,par la banque sud-africaine Rand Merchant Bank (RMB) classe le pays à la quatrième place du Top 10 des destinations africaines les plus profitables pour les entreprises, après l’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Egypte.

Afin d’éviter la « malédiction du pétrole », le parlement Ghanéen a voté à l’unanimité en mars 2011 une loi sur les revenus du pétrole répartissant les fonds de la manière suivante : 70 % consacrés au budget de l’Etat, 30 % au « Fonds de stabilisation » et 10 % réservés « aux générations futures », copiant en cela le modèle norvégien.