Ghanéens morts en Gambie en 2005 : la CEDEAO se saisit de l’affaire

La mission mise en place le 15 août, en collaboration avec les Nations Unies, comprend des représentants de la Gambie et du Ghana bénéficiera du soutien d’experts, selon une note d’information parvenue à Ouestafnews.
En juillet 2005, la communauté ghanéenne vivant en Gambie était plongé dans l’émoi, après la découverte de l’assassinat de plus d’une cinquantaine de personnes, dont 44 ressortissants du Ghana. Les autres victimes étaient des ressortissants d’autres pays de la sous région, selon les informations fournies à l’époque par des témoins relayés par les médias ghanéens.
Des témoins cités par la presse ghanéenne avaient indiqué que parmi les victimes figuraient deux Nigérians, deux Togolais, et deux Sénégalais sans que cela ne puisse être vérifié de source indépendante.
Les Ghanéens de Gambie avaient alors accusé les services de sécurité de ce pays d’avoir perpétré les meurtres.
La nouvelle avait suscité la colère au Ghana ou les médias et les défenseurs des droits de l’homme avaient interpellé leur gouvernement pour qu’il demande à Banjul des explications.
La mission mise sur pied par la CEDEAO vise à régler ce différend de manière « pacifique » mais dans « le respect des droits humains et de la dignité humaine ».