Guerre au Mali : la faute à Konaré et ATT

Le Mali est en guerre contre des groupes islamistes armés  qui occupent la partie nord du pays depuis mars 2012. La guerre contre ces groupes  été enclenchée le 11 janvier 2013 à l’initiative de la France.
 
« Les problèmes du Nord sont nés au Sud à Bamako », affirme le docteur Magassa dans un entretien accordé au quotidien privé sénégalais l’Enquête, dan lequel il cite nommément les deux anciens présidents comme étant les principaux responsables de  la crise malienne.
 
Les problèmes sont issus du « déficit de la classe politique, de la démocratisation non pensée sous la pression du discours de la Baule, de la décentralisation comme rente républicaine livrée au Touaregs avec leur économie de razzia pour négocier une honorable sortie de crise en faveur du Président Konaré ».
 
« La Baule » fait référence au discours prononcé en juin 1990 par le défunt président français, François Mitterrand  dans cette ville de l’est de la France.
 
Dans l’entretien au journal sénégalais, le Docteur Magassa évoque ce qu’il appelle les accords de paix « fictifs » avec les mouvements rebelles, notamment le pacte national de 1992 qui a abouti à la cérémonie de la flamme de la paix en 1996 et les accords d’Alger de 2006 signés par le président  Amadou Toumani Touré qu’il qualifie de « pitoyables ».
 
Ce constat du chercheur malien est partagé par un enseignant du Département d’Histoire de l’Université Cheikh Anta Diop, le Docteur Abderrahmane Ngaïdé.
 
« J’ai toujours défendu l’idée que le problème du nord a fini de nous révéler la complexité politique du sud malien. Et chaque acte politique au sud nous le démontre davantage », affirme le Dr Ngaïdé dans un récent entretien avec Ouestafnews.
 
Le Mali soutenu par une coalition militaire française et africaine mène actuellement une guerre contre les groupes islamistes armés qui occupent le nord de son territoire depuis mars 2012. Après la reprise annoncée de  Tombouctou et de Gao fin janvier 2012, les troupes ont fait cap sur Kidal, qualifié de « dernier » bastion des « islamistes armés » qui n’ont opposé aucune résistance à l’offensive militaire française.