Guinée : fête nationale sans Conté

Le Général-Président, malade depuis plus de deux ans, n’a pas effectué, non plus, le déplacement à la Place de l’indépendance pour le dépôt symbolique d’une gerbe de fleurs à la mémoire des martyrs de la république.
Cette double absence du Président Conté à ses deux cérémonies officielles, a ravivé les rumeurs sur l’état de santé de Conté qui souffre d’un diabète et d’une leucémie, entouré d’un grand mystère. Ses apparitions se font de plus en plus rare..
Le 2 octobre, en lieu et place du Président Conté, c’est M.Fodé Bangoura, ministre d’Etat chargé des Affaires Présidentielles, accompagné du Général de Brigade Kerfalla Camara, qui a déposé la gerbe de fleur au monument aux martyrs. Représentants des institutions républicaines, membres du gouvernement et diplomates accrédités en Guinée, ont assisté au cérémonial sobre. Il n’y a eu ni décoration, encore moins d’élargissement des prisonniers de droits commun.
Seul événement marquant de ce 48ème anniversaire, l’inauguration de la nouvelle maison de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne.
Proclamée colonie française, en 1891, la Guinée devient une partie intégrante de l’Afrique Occidentale Française (AOF), en 1906.
En 1958, lors du référendum de septembre, la Guinée est le seul pays d’Afrique francophone à rejeter la proposition d’intégration au sein de la Communauté française chère au Général de Gaulle. Le pays accède à l’indépendance, le 2 octobre 1958, avec Sékou Touré comme premier Président. Celui-ci dirigera le pays durant 26 ans. A sa mort, le 26 mars 1984, les querelles de succession éclatent. Le 3 avril 1984, l’armée s’empare du pouvoir. Le Général Lansana Conté, à l’époque Colonel, est désigné pour diriger le pays. Depuis, il préside les destinées de la Guinée.