Intégration : un corridor Ouagadougou-Bamako-Dakar en gestation

L’objectif visé est la suppression de « toutes les barrières administratives et réglementaires afin d’assurer une libre circulation des personnes et des biens le long de ce corridor et le franchissement d’une étape importante dans la réalisation du corridor Dakar-Djibouti », indique un communiqué transmis à Ouestafnews et co-signé par le Mal, le Burkina Faso et le Sénégal.
Un comité de gestion du corridor dénommé comité unique inter-Etats du projet de corridor Ouagadougou–Bamako–Dakar a été également mis en place.
Le comité devra assurer « la coordination, au niveau national et entre les trois pays, des activités de conception, de construction, de réhabilitation, de réalisation et de financement des infrastructures ».
Le communiqué mentionne que l’identification des entraves et freins à la libre circulation des personnes et des biens le long du corridor figurent aussi au nombre des missions du comité.
Il est en outre chargé de l’établissement d’une feuille de route, d’un plan d’actions ainsi que du calendrier d’exécution des différentes phases du projet.
« Le comité doit par ailleurs procéder à l’identification et à la sélection des partenaires ainsi que la mise en place de financements et la coordination de l’ensemble des interventions relatives à la réalisation du projet », relève le texte.
Il ajoute que le comité est chargé enfin de la mise à niveau et de l’intégration des infrastructures existantes et à réaliser (ports maritimes, ports fluviaux, ports secs, chemins de fer, routes et gares routières).
Ce n’est pas la première fois que des autorités étatiques en Afrique de l’Ouest font une telle annonce promettant de faciliter la libre circulation des personnes et des biens, mais ces annonces sont souvent restées lettre morte..