Investissements en Afrique: les marchés émergents font la différence

« La part des IDE dans le continent est  passée de 3,2 % en 2007 à 5,6 % en 2012 », souligne le rapport parvenu à Ouestafnews et intitulé Africa Attractiveness Survey, publié le 06 mai 2013 par le cabinet international Ernst & Young.
 
Selon cette étude, malgré la baisse du nombre de projets, qui est passé de 867 en 2011 à 764 en 2012 (qui correspond d’ailleurs à la tendance mondiale) ce chiffre reste nettement supérieur à ceux qui ont précédé le pic de 2008.

Cette croissance notable des IDE sur le continent doit beaucoup aux investissements consentis par les marchés émergents.

 «Depuis 2007, les projets d’IDE des marchés émergents en Afrique ont augmenté à un taux cumulé conséquent de plus de 21 %. En comparaison, l’investissement des marchés développés n’a augmenté que de 8 % », précise le texte.

Le rapport met aussi en exergue, l’augmentation de l’investissement intra-africain qui a connu une croissance cumulée de 33 %, entre 2007 et 2012 essentiellement porté par l’Afrique du Sud, le Kenya et le Nigeria, avec respectivement 235,113 et 78 projets en cours dans d’autres pays d’Afrique.

Ces trois pays qui attirent beaucoup d’investissements figurent aussi parmi les plus grands contributeurs des IDE sur le continent aux cotés de l’Inde, les Emirats arabes unis et la Chine.

 «Il y a une confiance et un optimisme croissant chez les Africains eux-mêmes au sujet des progrès et de l’avenir du continent», constate Ajen Sita, Managing Partner Afrique chez Ernst & Young, cité par un communiqué de son organisation.

 Cependant comme avec les taux de croissance impressionnants que prédisent les experts pour l’Afrique, l’augmentation des IDE se déroule également dans un environnement toujours marqué par la « pauvreté » voire « l’extrême pauvreté » dans la plupart des pays du continent.
 
Ces IDE s’accompagnent également d’une guerre farouche entre vieilles puissances occidentales et les nouvelles forces émergentes (Chine, Brésil, Inde, pays arabes du golfe) de la scène mondiale.
 
Cette guerre économique dont l’Afrique est le théâtre, caractérisée par une course aux ressources naturelles du continent a déjà des conséquences sérieuses sur la stabilité et la sécurité du continent.

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