Jean Ping aux Etats-Unis pour la “première” rencontre bilatérale annuelle USA-UA : la sécurité au menu

La délégation de l’Union africaine participera ainsi à Washington aux « premières rencontres bilatérales» entre les USA et Etats-Unis, selon un bref communiqué du département d’Etat américain parvenu à Ouestafnews.

Le président de la commission de l’UA et sa délégation seront ainsi reçus ce 21 avril 2010 par un « sous-secrétaire » d’Etat, Jacob Lew, précise la même source.

« Le Bureau des Affaires africaines (des USA) organise ces pourparlers pour mieux structurer les relations entre les USA et l’U.A et pour élargir (le) niveau d’engagement » des Etats-Unis en Afrique, affirme le communiqué.

La délégation rencontrera ensuite des autorités judiciaires, des responsables des services secrets et notamment ceux de la CIA (Central Intelligence Agency), ainsi que ceux du Trésor et du Commerce.

Depuis les attentats contre les ambassades américaines à Nairobi et Dar-es-Salam (1998, plus de 220 mort et plus de 4000 blessés), les questions de sécurité sont aux premier rang des priorités de la politique étrangère américaine sur le continent africain.

En Afrique de l’Ouest, la sécurité dans les Etats de la bande saharo-sahélienne (Mali, Mauritanie, Niger et dans une moindre mesure Sénégal et Burkina Faso) constitue un sujet de préoccupation majeure, selon des analystes.

Depuis Février 2007, les Etats-Unis, sous l’impulsion de l’ancien président Geroge Bush, tentent en vain d’établir une base militaire sur le continent à travers l’Africom (U.S Africa Command), démembrement de l’armée américaine chargée des opérations en Afrique.

Mais les Etats africains les plus puissants (Nigeria et Afrique du Sud en tête) y ont opposé une farouche résistance.

Seul le Liberia avait manifesté un intérêt pour éventuellement abriter une telle structure.

Néanmoins le projet de base sur l’Afrique n’est pas à l’abandon, selon le site officiel de l’Africom, qui précise que des pourparlers sont toujours en cours avec certains « partenaires » pour déplacer l’Africom de Stuttgart (Allemagne) vers le continent africain.

« L’Afrique prend de plus en plus d’importance au plan stratégique et économique dans les affaires du monde », peut-on notamment lire sur le site de l’Africom pour .