L’OMVS : un modèle d’intégration africaine selon Mohamed Ould Merzoug

Dans cet ouvrage, « L’Africanisme solidaire : sur les quais de l’espérance », paru aux éditions L’harmattan fin 2008, « toute la réflexion s’appuie sur le succès de l’OMVS, un modèle d’intégration africaine à travers l’eau », a expliqué M. Ould Merzoug interrogé par RFI.
Le livre défend l’idée que « l’émergence de l’Afrique (…) est une responsabilité d’avenir », selon la présentation de l’ouvrage qui en est faite sur le site de la maison d’édition consulté par Ouestafnews.
« Malgré les immenses défis, pointent à l’horizon des signes annonciateurs d’une renaissance » affirme ce texte de présentation.
« L’OMVS a créé une nouvelle territorialité où s’exercent une souveraineté nationale et une souveraineté fonctionnelle », sur la base d’un partage de l’eau de manière « équitable », a expliqué M. Ould Merzoug dans l’entretien avec RFI.
Il a indiqué que dans le domaine de l’électricité par exemple, le barrage hydro-électrique de Manantali, un projet porté par l’OMVS sur le fleuve Sénégal, est le « plus grand réseau interconnecté d’Afrique de l’ouest ». S ‘appuyant sut cet exemple ouest africain, il a souhaité que les 59 bassins transfrontaliers du continent deviennent un « socle, un pilier de l’intégration africaine ».
« Il est indispensable que l’unité africaine se fasse à travers une souveraineté solidaire », a fait savoir le haut commissaire qui dirige l’organisation sous-régionale depuis 2002.
L’OMVS a été créée en 1972. Elle regroupe la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Sénégal qui partagent les contours et bassin du fleuve Sénégal.