L’Onu juge essentielle la poursuite de la médiation burkinabè, Gbagbo veut « le dialogue direct »

« Il n’ y a pas de remplacement de l’Accord politique de Ouagadougou ainsi que de la facilitation du président Compaoré qui reste essentiel pour le dossier ivoirien », a affirmé Young J. Choi, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en Côte d’Ivoire.

M. Choi, dont les propos sont rapportés par le site de la présidence burkinabè visité par Ouestafnews, s’exprimait à l’issue d’une rencontre ce 30 juin 2010 avec le président burkinabè, principal médiateur dans la crise ivoirienne et à l’origine de l’Accord politique de Ouagadougou signé en mars 2007.

Le président du Faso a récemment laissé entendre qu’il pourrait réduire le niveau de son engagement dans la médiation ivoirienne si la situation restait bloquée au-delà d’une certaine période.

Cette rencontre entre le diplomate onusien et le président burkinabè intervient alors que les médias ivoiriens, citant des sources officielles de leur pays, font état d’une rencontre prévue le même jour (30 juin 2010) entre Laurent Gbagbo, ses principaux adversaires et les négociateurs.

Pour les journaux proche du pouvoir à Abidjan, le président Gbagbo veut instaurer un « dialogue direct » avec ses deux principaux adversaires, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié.

Faute d’élection, le président ivoirien dont le mandat a expiré depuis 2005, continue de diriger la Côte d’Ivoire, pays qui fait face à une impasse politique, elle-même consécutive à une crise politico-militaire qui y a éclaté en septembre 2002.

Depuis plusieurs accords ont été signés et plusieurs dates annoncées pour la tenue d’une présidentielle, mais le chef d’Etat ivoirien a toujours su manœuvrer pour repousser ces dates et se maintenir au pouvoir.