L’or toujours au delà de 1460 dollars l’once, 2011 année des records

Pour ce mardi 12 avril 2010, le site spécialisé Mineweb faisait état d’un prix de 1463 dollars l’once, selon la lettre quotidienne émise par ce site et parvenue à Ouestafnews.

Cité par la même source, l’analyste Nicholas Brooks, directeur de la recherche et des investissements à ETF Securities (une société d’intermédiation) désigne comme principale raison de cette hausse « la crise financière de 2008 (qui) a amené beaucoup d’investisseurs et d’épargnants à convertir leurs actifs en or ». La même situation s’est reproduite « avec la première crise de l’Euro en début d’année 2010 », explique cet expert.

A cela s’ajoute la dette encourue, du fait de la crise financière, par des pays riches comme les Etats-Unis, le Japon, le Royaume-Uni crée une pression monétaire qui pousse ces pays vers l’or qui devient ainsi une valeur refuge, a-t-il notamment expliqué.

Le vendredi 08 avril 2011 l’or avait atteint le pic de 1476,40 dollars l’once, soit « son quatrième record consécutif depuis le début de l’année » 2011, selon le site Boursorama également spécialisé sur les question économiques et financières.

Selon des informations rassemblées par Ouestafnews, la production aurifère en Afrique atteint en moyenne quelque 600 tonnes par an, soit un quart de la production mondiale. Le Ghana avec une production annuelle d’environ 75 tonnes et le Mali (60 tonnes) font partie des plus grands producteurs du continent, mais très loin derrière l’Afrique du Sud avec ses 300 tonnes annuelles.

D’autres pays ouest africains comme le Burkina Faso et le Sénégal sont également devenus des producteurs d’or ces dernières années. Toutefois, hormis l’Afrique du Sud et, dans une moindre mesure, le Ghana, aucun de ces pays africains ne bénéficient réellement de la flambée des prix constatée sur les marchés internationaux en raison du manque de transparence dans les contrats miniers signés dans l’opacité totale entre les gouvernants et les responsables des puissantes sociétés minières.