La Banque africaine de développement a injecté plus de 780 milliards FCFA en Côte d’Ivoire en 40 ans

« A fin mars 2010, les décaissements cumulés s’élèvent à 1.069 millions d’UC (782 milliards de F Cfa) ; ce qui correspond à un taux global de décaissement de 94,2% », affirme la Bad dans un document dont Ouestafnews a eu copie.

Le même document fait le point « depuis le début de ses opérations en Côte d’Ivoire, le 19 mai 1971 », qui a vu quelque 54 opérations fiancées par la Bad.

Parmi celles-ci, précise le document, « 38 ont été entièrement achevées, 4 annulées, 2 étant en cours d’exécution quand 10 ont été gelées depuis avril 2003, dans le contexte de la crise sociopolitique ».

Les opérations financées concernent, par ordre d’importance, sont le secteur du développement rural et de l’agriculture « (26,2%), les infrastructures (20,4%), le multisectoriel (16,7%), le secteur social (16,5%) et le secteur de l’énergie, de l’eau et des télécommunications (15,6%) », note le document.

La Bad a été crée au lendemain de l’indépendance des Etats africains pour mobiliser mobiliser des ressources en faveur de ses pays membres. Son siège se trouve à Abidjan (Côte d’Ivoire), mais depuis 2003, elle mène ses opérations depuis son Agence temporaire de relocalisation située à Tunis, en raison de la crise ivoirienne.

La Banque compte 53 États africains dit « pays membres régionaux » et 24 États non-africains (pays membres non régionaux). L’adhésion de ces derniers à la Bad remonte à mai 1982, suite à la décision du Conseil des gouverneurs d’ouvrir le capital de l’institution à la participation d’États non africains.

Pour devenir membre de la Bad, un État non régional doit adhérer au Fonds Africains de développement (Fad).

La Turquie est en train de finaliser les instruments de son adhésion pour devenir membre du Groupe de la Bad.